Justice : 50000 $ et 12 mois de prison, la chute judiciaire du pasteur Jules Mulindwa de la Cité de Refuge

Redaction
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Dans une décision très attendue, le Tribunal de Paix de Kisangani/ Makiso a rendu son verdict vendredi 30 mai 2025 dans le dossier opposant maître Patrick MULIMANGOMBE BARUANI au pasteur Jules MULINDWA de l’église Cité de Refuge. Cette affaire, qui a défrayé la chronique judiciaire à Kisangani, s’est soldée par la condamnation du pasteur MULINDWA à 12 mois de servitude pénale principale pour imputation dommageable.

Le procès, qui a tenu en haleine tant les milieux judiciaires que l’opinion publique, avait pour origine des propos tenus par le pasteur Jules MULINDWA, jugés diffamatoires et attentatoires à l’honneur des avocats, ce qui n’a pas arrangé maître Patrick MULIMANGOMBE, avocat au barreau de la Tshopo. Si l’infraction d’injure publique a été jugée non établie, le Tribunal a en revanche retenu l’imputation dommageable, sur base des articles 74 et 75 du Livre II du Code pénal congolais.

Me Patrick entouré de ses confrères avocats

Dans son jugement, le Tribunal, statuant contradictoirement à l’égard du citant et par défaut à l’endroit du cité, a suivi les réquisitions du ministère public et a déclaré le pasteur MULINDWA coupable.

Outre la peine privative de liberté, le Tribunal a également condamné le prévenu à verser l’équivalent de 50 000 dollars américains, payables en francs congolais au taux du jour, à la partie civile, maître Patrick MULIMANGOMBE BARUANI. Cette somme représente des dommages-intérêts pour les préjudices moral, professionnel et social subis par l’avocat, en raison des propos tenus par le pasteur.

Le jugement, fondé sur la loi organique n° 13/011 du 11 avril 2013 relative à l’organisation judiciaire, ainsi que sur le Code de procédure pénale congolais, vient rappeler la place centrale que le droit accorde à la protection de la réputation et à la répression des abus de parole, y compris lorsqu’ils émanent de figures religieuses influentes.

Pour plusieurs analystes, la condamnation du pasteur MULINDWA envoie un signal fort à tous ceux qui utilisent leur position pour salir impunément l’honneur d’autrui.

Avec cette décision, le Tribunal de Paix de Kisangani/ Makiso s’illustre une fois de plus par sa détermination à faire respecter les lois de la République, sans se laisser influencer par le statut social ou religieux des prévenus.

Le pasteur Jules MULINDWA, désormais sous mandat d’arrêt, a la possibilité d’interjeter appel dans les délais légaux.