La nouvelle est tombée comme un coup de tonnerre dans le monde sanitaire de la Tshopo. Botshaka Lifafu Ernest, épidémiologiste et chef de service de radiologie à l’Hôpital général de référence Makiso-Kisangani, est décédé ce mardi 22 septembre 2026 à Kinshasa.
À Kisangani comme ailleurs, les réactions se multiplient pour saluer la mémoire de celui que plusieurs collègues et proches décrivent comme un homme de science, accessible et profondément attaché à la recherche.
Sur les réseaux sociaux, les témoignages affluent. L’un de ses confrères évoque avec émotion une récente rencontre à son domicile. « J’ai encore du mal à réaliser son départ pour Kinshasa, d’autant plus qu’il était passé dernièrement chez moi à la maison », témoigne-t-il. Après leurs échanges, il l’avait accompagné jusqu’à l’arrêt de transport, sans imaginer qu’il s’agissait de l’un de leurs derniers moments ensemble.
Papa Ernest Botshaka, comme il était affectueusement appelé, laisse également le souvenir d’un chercheur indépendant dont les travaux s’étendaient sur plus de trois décennies. Ses recherches portaient notamment sur la pharmacopée et l’étude de molécules à visée médicinale.
Ces dernières semaines, il avait présenté des travaux de recherche devant un jury scientifique à l’ISTM Kinshasa, dans le cadre de son parcours académique. Selon des témoignages de proches et de collègues, il venait notamment de défendre son mémoire de master, quelques semaines avant sa disparition.
Ses recherches, menées en grande partie à Kisangani, avaient notamment porté sur des formulations qu’il associait à la prise en charge de certaines pathologies virales, dont le VIH/SIDA et la maladie à virus Ebola. Des témoignages évoquent notamment la formulation baptisée « Narcovirus ». Ces travaux et leurs éventuelles propriétés thérapeutiques doivent toutefois être appréciés à l’aune de la validation scientifique et réglementaire compétente.
Au-delà de ses recherches, c’est une figure du monde sanitaire tshopolais qui disparaît. Les hommages rendus soulignent son engagement, sa proximité avec ses confrères et son attachement à la recherche.
« Vas en paix, Patriarche. Vous avez accompli votre mission sur cette terre », écrit l’un de ses proches dans un message d’hommage.
La communauté sanitaire de la Tshopo, ses collègues, ses proches et sa famille sont désormais confrontés à cette disparition brutale, qui intervient au moment où Botshaka Lifafu Ernest poursuivait encore son parcours scientifique.
La Tshopo perd ainsi un professionnel de santé et un chercheur dont le parcours aura été marqué par la recherche et la volonté d’explorer des solutions thérapeutiques à partir des ressources médicinales.
VTL
