L’insécurité s’installe durablement dans le nouveau quartier Motumbe à Kisangani, suscitant une vive inquiétude parmi les habitants. Chaque nuit ou presque, des individus armés opèrent en toute impunité, semant la panique dans ce secteur en pleine urbanisation.
Parmi les dernières victimes recensées, Maître Jason SHANGEMA ENENGE, avocat au barreau de la Tshopo, a été violemment braqué à son domicile situé face à la résidence du maire de la ville. Les malfrats, lourdement armés, ont emporté 2 500 dollars en espèces, des objets de valeur, dont ses alliances de mariage, ainsi que plusieurs téléphones portables. Un traumatisme qui vient s’ajouter à une longue série d’agressions subies par les résidents du quartier.
Dans un communiqué de presse parvenu ce lundi soir à la rédaction de depechesdelatshopo.com, Maite Jason SHANGEMA tire la sonnette d’alarme : entre minuit et 3h30 du matin, les détonations d’armes de guerre résonnent régulièrement dans Motumbe. Il évoque une atmosphère presque de guerre et dénonce un abandon sécuritaire total, en dépit de la proximité du domicile du maire.
L’avocat cite plusieurs autres victimes : M. Clément SIDISENGI, agent à l’IBTP, Mme MALAIKA, Me KASEREKA, Me EBISI ABAEDIPEPE, autant de noms qui illustrent l’ampleur du phénomène. La dernière attaque remonte à la nuit du 10 au 11 mai : une vendeuse de boissons a été agressée par un groupe de bandits présumés venus de la cité PECHO, considérée par les riverains comme un bastion du banditisme local. Malgré des tirs nourris durant plus d’une heure, les forces de l’ordre ne sont intervenues qu’après le retrait des assaillants.
Face à cette situation qu’il juge « intenable », Me SHANGEMA exhorte les autorités provinciales à prendre des mesures concrètes. Il plaide notamment pour l’installation immédiate d’un poste de police (sous-Commissariat) entre le Scolasticat, la commune Kabondo (16e) et la cité PECHO, en attendant un plan sécuritaire plus structurant, aligné sur la vision du Chef de l’État en matière de protection des populations.
