Mario-Philippe Losembe Batwanyele, ancien ministre congolais des Affaires étrangères et ancien deuxième vice-président du Sénat, est décédé mardi 22 septembre 2026 à Kinshasa, à l’âge de 92 ans. L’annonce a été faite par sa famille dans un communiqué nécrologique publié le 24 septembre.
Né le 29 septembre 1933 à Stanleyville, aujourd’hui Kisangani, Mario-Philippe Cardoso, devenu Losembe Batwanyele, fut l’une des figures de la génération de l’indépendance.
Licencié en psychologie appliquée et pédagogie de l’Université catholique de Louvain en 1958, il devient assistant à l’Université Lovanium. En 1960, Patrice Emery Lumumba lui confie la conduite de la délégation du Mouvement national congolais à la Table ronde économique de Bruxelles.
Après l’indépendance, il exerce plusieurs responsabilités publiques, notamment comme Commissaire général à l’Éducation nationale de 1960 à 1961 au sein du Collège des commissaires généraux. Il conduit ensuite la délégation congolaise aux Nations unies avant d’être nommé chargé d’affaires à Washington en 1962.
Son parcours gouvernemental le conduit au ministère de l’Éducation nationale en 1969, puis aux Affaires étrangères de 1970 à 1972.
Des décennies plus tard, il revient au premier plan politique en devenant sénateur de la Tshopo en 2007. Le 11 mai de la même année, ses pairs l’élisent deuxième vice-président du Sénat, fonction qu’il occupe durant toute la législature. Il devient ensuite sénateur honoraire.
De la Table ronde de Bruxelles aux Nations unies, de la diplomatie congolaise au Sénat, Losembe aura consacré plus d’un demi-siècle à la vie publique congolaise.
Sa famille retient notamment de lui un homme attaché au dialogue, au service de l’État et à la transmission. Les hommages commencent à affluer après l’annonce de sa disparition.
En attendant le programme officiel des obsèques, la famille reçoit les amis et connaissances de 17 h à 21 h, au 159, boulevard du 30 Juin, commune de la Gombe à Kinshasa. Le programme des funérailles sera communiqué ultérieurement.
La République démocratique du Congo et la Tshopo perdent ainsi un ancien haut responsable dont le parcours reste étroitement lié à plusieurs grandes étapes de l’histoire politique nationale.
