Alors que la ministre de l’Enseignement supérieur, universitaire, Recherche scientifique et Innovation, la professeure Marie-Thérèse Sombo Ayanne Safi Mukuna, fait face à une controverse à l’Assemblée nationale, le Comité de gestion de l’Institut facultaire des sciences agronomiques (IFA) Yangambi lui apporte son soutien. Dans une déclaration rendue publique ce vendredi, cette institution dénonce ce qu’elle qualifie de « martyrisation » de la ministre et met en avant les réformes entreprises dans le secteur de l’ESURSI.
Le Comité de gestion de l’Institut facultaire des sciences agronomiques (IFA) Yangambi prend position dans le débat autour de la ministre de l’Enseignement supérieur, universitaire, Recherche scientifique et Innovation, la professeure Marie-Thérèse Sombo Ayanne Safi Mukuna.
Dans un message parvenu ce vendredi à la rédaction de Dépêches de la Tshopo, cette institution, dirigée par le recteur Albert OKUNGO LOTOKOLA, exprime son soutien total à la ministre, confrontée à une forte controverse à l’Assemblée nationale.
Dans sa déclaration, le Comité de gestion lance un appel contre ce qu’il considère comme une « martyrisation » de la responsable du secteur de l’ESU. Il justifie sa position par le sens du dévouement patriotique qu’il lui reconnaît ainsi que par les réformes substantielles engagées dans l’enseignement supérieur et universitaire en République démocratique du Congo.
Parmi les avancées mises en avant figure, en premier lieu, le renforcement de la traçabilité financière dans la gestion du secteur de l’ESU. Le comité évoque également la protection des titres académiques des apprenants dans les établissements situés sous occupation des forces étrangères.
L’IFA Yangambi souligne, par ailleurs, les efforts de modernisation des universités, qu’il présente comme une orientation portée par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, en sa qualité de Grand Chancelier des universités.
Autre réforme saluée : la réorganisation de la formation doctorale en RDC. À ce sujet, le Comité de gestion insiste sur la nécessité de mettre en place un cadre juridique susceptible de mettre fin aux Diplômes d’études supérieures (DES) qui s’éternisent parfois pendant 10 à 20 ans. Il plaide également pour la sécurisation et l’internationalisation de la formation doctorale.
Enfin, la consolidation et l’ancrage du système Licence-Master-Doctorat (LMD) figurent parmi les réformes que l’institution dit soutenir.
À travers cette déclaration, le Comité de gestion de l’IFA Yangambi inscrit ainsi sa position dans le débat national sur la gouvernance de l’enseignement supérieur et universitaire, en mettant l’accent sur les transformations structurelles du secteur et la nécessité de leur consolidation.
Cette prise de position vient s’ajouter aux réactions des acteurs du monde universitaire face à la controverse parlementaire entourant la ministre Marie-Thérèse Sombo.
