Tshopo : « Lire pour exister », un club pour redonner le goût de la lecture aux jeunes

Redaction
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Dans la salle de lecture de l’Alliance française de Kisangani, des passionnés se retrouvent autour des livres. Leur ambition est de faire de la lecture une habitude et de transmettre le goût des œuvres littéraires à un public plus large. C’est le pari du club « Lire pour exister », qui organise chaque vendredi à l’Alliance française de Kisangani des séances de lecture et d’analyse des textes.

Pour Bécky Angofaoto, slameuse, poétesse, cinéaste et directrice artistique de Kisim Slam, cette première expérience constitue une occasion de nourrir l’intelligence par les livres.

« C’est vraiment un plaisir d’y participer parce que, comme on le dit toujours, l’esprit et l’intelligence se nourrissent par la lecture. En lisant, on arrive à acquérir des connaissances. Étant jeune, il nous faut lire », souligne-t-elle.

Derrière cette initiative se trouve une conviction. la lecture ne doit pas rester l’affaire de quelques passionnés, mais devenir une pratique accessible à tous, des jeunes aux adultes.

Pour Phineas Alungu Wolombi, poète, slameur, écrivain et initiateur du club, « Lire pour exister » est une structure destinée à éveiller et à développer la culture de la lecture au sein de la communauté.

Les rencontres se tiennent chaque vendredi, de 12 heures à 14 heures, à l’Alliance française de Kisangani. Les participants y lisent des ouvrages, décortiquent les textes et cherchent à comprendre la démarche et la pensée des auteurs.

« On vient pour lire, décortiquer et essayer de comprendre la plume de l’auteur d’une manière très lucide », explique Phineas Alungu l’initiateur du club.

Au-delà du simple plaisir de lire, le club ambitionne également de développer l’esprit critique et d’enrichir les connaissances de ses membres. Il entend ainsi relever le défi du désintérêt pour la lecture et rapprocher davantage les jeunes des livres.

Pour Phineas Alungu Wolombi, la nécessité de promouvoir cette pratique reste particulièrement importante. Il rappelle, à ce propos, une formule souvent entendue en République démocratique du Congo : « Si tu veux cacher quelque chose, priver un Congolais d’une chose, mets-le dans un livre. »

À travers « Lire pour exister », l’initiateur souhaite justement combattre cette perception et faire du livre un compagnon du quotidien. Le club donne rendez-vous aux passionnés et à toute personne désireuse de découvrir la lecture chaque vendredi, de midi à 14 heures, à l’Alliance française de Kisangani.

Élie LENGE