La tension monte à l’Université de Kisangani (UNIKIS). Le Collectif des docteurs à thèse non mécanisés, qui réclament leur prise en charge salariale, a saisi le gouverneur de la province de la Tshopo pour plaider en faveur de leur mécanisation au quatrième trimestre 2026.
Conduite par son président, le Dr Marcel KIRONGOZI, la délégation a été reçue en audience ce jeudi 22 octobre 2026 par Paulin LENDONGOLIA LEBABONGA. À cette occasion, elle lui a officiellement remis un mémorandum destiné à la ministre de l’Enseignement supérieur, universitaire, de la Recherche scientifique et de l’Innovation.
Le Collectif dénonce des disparités
Prenant la parole devant la presse à l’issue de l’audience, le secrétaire-rapporteur du Collectif, le Dr Zéphyrin MAPESA LINGAMA, a procédé à la lecture publique de ce document de trois pages.
Transmis également au président de la République, à la Première ministre ainsi qu’aux ministres des Finances et du Budget, le mémorandum met en lumière les difficultés auxquelles sont confrontés les nouveaux docteurs à thèse non mécanisés.
Le Collectif déplore notamment le caractère partiel de la mécanisation et les disparités observées dans la répartition des quotas entre les provinces et les établissements d’enseignement supérieur.
Selon ses membres, cette situation les maintient dans des conditions de vie et de travail peu compatibles avec leurs qualifications et limite leur pleine contribution aux missions d’enseignement et de recherche scientifique.
Une menace de suspension pour l’année académique 2026-2027
Face à cette situation, les docteurs à thèse concernés exigent leur mécanisation effective au cours du quatrième trimestre 2026, avec une prise en charge comprenant la prime institutionnelle et le traitement de base.
Le Collectif prévient qu’en l’absence d’une réponse satisfaisante dans le délai fixé, il pourrait suspendre ses activités académiques durant l’année universitaire 2026-2027, tout en se conformant aux procédures légales en vigueur.
Malgré cette mise en garde, les membres du Collectif affirment rester attachés aux institutions de la République. Ils réitèrent également leur soutien aux efforts du Gouvernement en faveur de la paix, de la stabilité et du développement national, tout en se déclarant disponibles pour poursuivre le dialogue.
Pour sa part, le gouverneur de la Tshopo, qui a réceptionné le mémorandum, a promis de le transmettre aux autorités compétentes à Kinshasa.
La suite réservée à cette démarche gouvernementale sera déterminante pour ces universitaires qui attendent toujours une reconnaissance administrative et salariale à la hauteur de leurs qualifications.
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