Gouvernement SUMINWA ; Tout en craignant les conflits de compétences entre les ministres et les ministres délégués, l’AJDDH formule 5 recommandations

Redaction
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Trois jours après la publication de la liste des membres du nouveau gouvernement de la République Démocratique du Congo, Actions pour la Justice, le Développement et les Droits de l’homme, en sigle AJDDH, une ONG DH basée à Kisangani critique la composition de l’exécutif national.
Dans un communiqué de presse du 30 mai 2024 parvenu à depechesdelatshopo.com portant la signature de Jedidia MABELA , directeur exécutif de l’AJDDH note qu’au lieu de s’inscrire dans la logique réductionniste, le président de la République et le premier ministre ont plutôt de nouveaux ministres délégués à côté des ministères sectoriels. C’est le cas des affaires étrangères confiées pratiquement à deux membres du gouvernement : le ministre de tutelle et le ministre délégué. Il en est de même pour l’Environnement, les Affaires sociales, l’urbanisme et habitat. En plus de gonfler l’enveloppe des frais de fonctionnement des institutions, ceci expose les membres du gouvernement aux risques de conflit de compétences notamment l’usurpation de pouvoir et l’empiètement de fonction.
L’AJDDH n’a pas apprécié la reconduction du ministre de PTNTIC en dépit de toutes les critiques sur le dossier RAM.

Au regard de ce qui précède et au vu de la crise sécuritaire, Humanitaire, économique et sociale que la RDC traverse, l’ONG AJDDH formule les recommandations suivantes au gouvernement SUMINWA Tuluka:

– consacrer son premier trimestre à la pacification du pays et le retour de la paix dans les provinces de l’ituri et du Nord-Kivu en prenant des mesures fortes notamment la levée pure et simple de l’État de siège pour déresponsabiliser les forces armées des charges administratives et les consacrer essentiellement à la stratégie militaire ; écarter les officiers militaires soupçonnés de collision avec les groupes rebelles et lancer les opérations militaires de grande envergure ; amener les forces de la SADEC à rendre effectif leur mandat offensif ; mise en place des moyens politiques, financiers et légaux pour la réforme de notre armée nationale qui constitue le véritable rempart contre les velléités expansionnistes et la déstabilisation de notre pays par les pays voisins. C’est ici le lieu de tirer aussi l’attention du Gouvernement entrant sur les conflits fonciers et interethniques qui embrasent la paix et la sécurité notamment dans la province de la Tshopo et plus précisément dans la commune urbano-rurale de Lubunga et ses environs où les communautés Mbole et Lengola s’affrontent depuis plus de mois avec un bilan humain et matériel important.
2. limiter strictement le nombre d’agents des différents cabinets ministériels et veiller à l’orthodoxie des frais de fonctionnement pour éviter des dépassements budgétaires.
3. prendre des dispositions administratives conséquentes pour clarifier les attributions de chaque Ministre et éviter des chevauchements et conflits de compétence.
4. s’investir pour l’amélioration des services publics et plus spécifiquement la production et la desserte de l’électricité et de l’eau potable principalement dans les villes de Kisangani, Kinshasa, et Gemena.
5. faire de l’intégration régionale une priorité nationale. Ceci comprend sans se limiter, la réhabilitation des routes nationales pour faciliter les échanges économiques entre province.

Rédaction