Tshopo : la ministre Bijou Koy Taka serre l’étau contre le trafic illégal des bois d’œuvre

Redaction
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Kisangani, 12 juin 2026 – Face à la recrudescence des pratiques favorisant la fraude dans le secteur forestier, la ministre provinciale de l’Environnement, Développement durable, Recherche des alternatives, Protection de l’environnement, Gestion de la faune et des écosystèmes forestiers, Me Bijou Koy Taka, a pris une mesure forte destinée à renforcer le contrôle de l’exploitation des ressources forestières dans la province de la Tshopo.
Dans une note circulaire signée ce 12 juin 2026, la ministre interdit formellement le chargement, le déchargement, l’entreposage ainsi que la circulation des bois d’œuvre en dehors des heures officielles de service et pendant les jours non ouvrables sur toute l’étendue de la province.
Cette décision s’adresse notamment aux exploitants forestiers, aux transporteurs de bois, aux responsables des dépôts et des scieries ainsi qu’à l’ensemble des services techniques concernés. Elle intervient à la suite du constat de nombreuses opérations effectuées clandestinement en dehors des plages horaires réglementaires, rendant difficile le contrôle des activités forestières par les services compétents.
Selon le ministère provincial de l’Environnement, ces pratiques constituent un terreau favorable à la fraude, à l’évasion des recettes publiques ainsi qu’au commerce illégal du bois. Elles compromettent également les efforts entrepris par les autorités pour assurer une gestion durable des ressources forestières de la province.
La mesure s’appuie sur la note circulaire n°022/CAB.VPM-MA-ISP/JPL/CKK/2024 qui fixe les heures normales de service du lundi au vendredi, de 8 heures à 17 heures. Désormais, toute opération relative aux bois d’œuvre réalisée en dehors de cette plage horaire sera considérée comme irrégulière.
Dans le même élan, la ministre rappelle que tous les documents liés à l’exploitation forestière délivrés par la Coordination provinciale de l’Environnement devront obligatoirement être visés par son cabinet avant leur utilisation. Une disposition destinée à renforcer la traçabilité des produits forestiers et à limiter les risques de falsification ou d’utilisation abusive des documents administratifs.
Les contrevenants s’exposent à des sanctions sévères prévues par la réglementation en vigueur. Parmi celles-ci figurent la saisie conservatoire des bois concernés, le paiement d’amendes ainsi que la suspension ou le retrait des autorisations d’exploitation ou de transport.
À travers cette décision, le gouvernement provincial de la Tshopo affiche sa volonté de lutter contre l’exploitation anarchique des ressources forestières et de promouvoir une gouvernance plus transparente du secteur. Dans une province reconnue pour l’immensité de son patrimoine forestier, cette mesure apparaît comme un signal fort en faveur de la préservation des écosystèmes et de la maximisation des recettes publiques issues de l’exploitation du bois.
Les services techniques ont été instruits de veiller à l’application stricte de cette note circulaire, entrée en vigueur dès sa signature. Une nouvelle étape dans la lutte contre l’exploitation illégale du bois et la protection durable des forêts de la Tshopo.

FROK