Kisangani : Pr Pandatimu appelle à la justice après plus de 472 jours de détention

Redaction
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Depuis la prison centrale de Kisangani, le professeur Jean-Claude Pandatimu Big wa Ganga, enseignant à la faculté de droit à l’université de Kisangani et ancien président du tribunal de commerce de la ville, sollicite l’intervention du Président du Conseil Supérieur de la Magistrature dans une lettre datée du 18 février 2025, lettre dont une copie est parvenue à depechesdelatshopo.com. Ce dernier déplore l’inaction de la Cour de Cassation, qui, plus d’un an après la mise en délibéré de son dossier, n’a toujours pas rendu de décision. Il fait valoir que son incarcération prolongée constitue une violation de ses droits, notamment en vertu de l’article 27 de la Constitution congolaise, qui impose un délai de réponse à toute autorité publique saisie d’une demande.

L’affaire de Jean-Claude Pandatimu trouve son origine dans une vidéo, dite « choquante », filmée par ce dernier, montrant son ex-épouse, Fryda Kelekele, maltraitée par des policiers. Le professeur Pandatimu a été condamné à 12 ans de servitude pénale pour avoir ordonné ces violences, mais il conteste fermement les accusations. Selon lui, la vidéo n’a pas pour objectif de nuire, mais constitue une captation d’une scène témoignant de faits réels, dans le cadre d’une manifestation de la vérité. Il soutient que son action était légitime et conforme aux principes constitutionnels.

Dans sa lettre, Jean-Claude Pandatimu rappelle que la captation d’images est autorisée par la loi tant qu’elle ne trouble pas l’ordre public, comme l’indique l’article 372 du Code du numérique. Il plaide pour une justice transparente, expliquant que sa détention injustifiée affecte non seulement sa santé, mais aussi sa réputation.

Après plus de 472 jours de détention, le professeur Pandatimu implore une décision rapide de la Cour de Cassation et appelle à l’intervention du Conseil Supérieur de la Magistrature pour qu’il retrouve sa liberté.

Rappelons qu’après le procès en octobre 2023, son ex épouse Frida KELEKELE avait été nommée à l’époque assistante de la gouverneure de la Tshopo en matière de lutte contre les violences sexuelles et celles basées sur le genre.

Rédaction