La Province de la Tshopo passe en mode alerte. Après quelques mois de la déclaration de l’épidémie de la Maladie à Virus Ebola dans les provinces voisines de l’Ituri et du Nord-Kivu, le Gouverneur Paulin LENDONGOLIA LEBABONGA a signé, ce jeudi 03 juillet 2026, l’Arrêté Provincial N°01/PLL/JCAB/PROGOU/P.TSH/2026.
L’objectif est clair : ériger un cordon sanitaire autour de la Tshopo pour éviter toute importation du virus.
Neuf gestes pour bloquer le virus
L’arrêté rend obligatoires 9 mesures barrières dans tous les lieux publics et privés de la province : administrations, écoles, marchés, églises, mosquées, hôtels, gares, ports, aéroports et transports en commun.
Au cœur du dispositif : le lavage régulier des mains et la prise systématique de température à toutes les entrées. Le texte insiste aussi sur le respect strict de l’hygiène individuelle et collective, et rend obligatoire l’installation de dispositifs permanents de désinfection à l’entrée de tous les établissements.
La province durcit le ton sur la gestion des cas. Il est désormais interdit de manipuler ou de toucher tout malade ou corps sans vie suspect Ebola sans l’autorisation et la supervision des équipes sanitaires. Le transport des corps sans vie est également soumis à autorisation expresse. Mieux, il est strictement interdit d’utiliser les véhicules de transport public pour transporter des corps, sauf dérogation de l’autorité.
Aux barrières et points de contrôle, tous les passagers devront descendre de leurs véhicules pour se laver les mains et se faire prendre la température. Enfin, tout *cas suspect doit être signalé immédiatement* aux structures sanitaires pour investigation et désinfection des lieux.
Responsables interpellés, sanctions à la clé
L’arrêté ne vise pas que la population. Les responsables d’écoles, d’églises, de marchés, d’hôtels, d’entreprises et de sociétés de transport sont tenus de mettre à disposition les dispositifs, veiller à leur utilisation effective et faciliter le contrôle des autorités.
Article 5 à l’appui : toute violation expose son auteur à des sanctions administratives, civiles ou pénales, sans préjudice d’autres poursuites. La Division Provinciale de la Santé, la Police Nationale, les Bourgmestres et Administrateurs sont chargés de l’exécution.
Entré en vigueur dès sa signature, ce 03 juillet 2026 à Kisangani, l’arrêté restera applicable jusqu’à levée expresse par l’autorité provinciale.
Avec ces mesures, la Tshopo choisit l’anticipation. Reste maintenant l’enjeu de l’application sur le terrain, dans les marchés bondés de Kisangani comme dans les villages enclavés.
Frok
