Ils sont 350 finalistes issus des quatre pools des Instituts Techniques Médicaux et Instituts Médicaux de la province du Haut-Uele à plancher depuis ce lundi 22 juin sur les épreuves du Jury national des ITM et IM, édition 2026. Les examens se tiennent jusqu’au 25 juin dans l’enceinte de l’ITM Isiro, chef-lieu de la province.
Le lancement officiel a été donné par le ministre provincial de la Santé Publique, Afounde Afogenda Sumbu, représentant le gouverneur Jean Bakomito Gambu. La cérémonie a réuni autorités sanitaires, responsables académiques et encadreurs des instituts.
Dans son mot de bienvenue, le chef de division provincial de la Santé, Patrick Banza, a salué la mobilisation et rappelé la composition des différents pools de la province. Il a remercié l’ensemble des acteurs qui ont contribué à l’organisation de ces assises, soulignant l’enjeu de former un personnel de santé qualifié pour répondre aux besoins des communautés du Haut-Uele.
Prenant la parole au nom de l’inspecteur provincial de la Santé, le Dr Lumunde a encouragé les candidats finalistes à aborder les épreuves avec sérénité. « Les examens sont composés conformément aux matières apprises. Faites confiance à votre formation », a-t-il insisté, rappelant que la crédibilité du jury national repose sur la rigueur et l’équité.
Pour le ministre Afounde Afogenda Sumbu, ces épreuves dépassent le cadre d’un simple examen. « Le service de soins de santé est d’une importance capitale pour notre province. Je vous encourage à ne pas vous limiter à ce niveau, mais à aller plus loin, jusqu’aux études universitaires, pour l’intérêt de la communauté », a-t-il déclaré aux candidats.
La province du Haut-Uele, confrontée à des défis sanitaires structurels et à un déficit en personnel qualifié dans plusieurs zones de santé, mise sur ces jeunes techniciens médicaux pour renforcer la première ligne de soins. Le Jury national des ITM et IM reste, à ce titre, un baromètre de la qualité de l’enseignement paramédical en RDC.
Les épreuves se déroulent sous la supervision des inspecteurs provinciaux et nationaux. Les résultats sont attendus dans les semaines à venir et détermineront l’admission des lauréats dans le circuit professionnel ou leur orientation vers l’enseignement supérieur.
À Isiro, l’ambiance reste studieuse. Pour ces 350 jeunes, c’est l’aboutissement de trois années de formation et le point de départ d’une mission : soigner, soulager, et servir.
