Tshopo : l’ambassadeur du Japon en RDC en visite à Kisangani pour soutenir les populations vulnérables

Redaction
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L’ambassadeur du Japon en République démocratique du Congo, Ogawa Hidetoshi, séjourne à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo. Au cours de cette visite, il a été reçu en audience, jeudi, par le gouverneur de province, Paulin Lendongolia Lebabonga. Cette mission s’inscrit notamment dans le cadre d’un projet d’assistance humanitaire en faveur des populations déplacées et d’autres personnes vulnérables, victimes de l’insécurité et des violations des droits humains.

La coopération entre le Japon et la République démocratique du Congo se traduit également par des actions en faveur des populations affectées par les crises sécuritaires et humanitaires. C’est dans cette perspective que l’ambassadeur japonais, Ogawa Hidetoshi, effectue une visite à Kisangani, accompagné du directeur du Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH), Patrice Vahard.

À l’issue de son audience avec le gouverneur de la Tshopo, le diplomate japonais a expliqué que sa présence dans cette province vise à suivre et à accompagner les personnes contraintes d’abandonner leurs milieux de résidence en raison de l’instabilité sécuritaire et des violations des droits humains.

« L’objectif de notre visite à Kisangani est de suivre et d’accompagner les populations qui se trouvent dans des situations difficiles, notamment les personnes déplacées, victimes de violations des droits humains et confrontées à l’instabilité sécuritaire », a-t-il indiqué.

Cette mission s’inscrit dans le cadre d’un projet conduit en collaboration avec le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme, avec pour objectif d’apporter une assistance aux populations affectées, notamment à travers la distribution de kits de survie.

La sécurité humaine et la protection des femmes au cœur de la coopération

Dans son intervention, Ogawa Hidetoshi a souligné que la coopération japonaise repose notamment sur deux principes fondamentaux : la sécurité humaine et la prise en compte de la dimension « femmes, paix et sécurité », conformément aux orientations des Nations Unies.

Pour le diplomate, la sécurité ne doit pas être appréhendée uniquement sous l’angle de la protection de l’État. Elle doit également garantir la protection, la dignité et le bien-être de chaque personne.

Le deuxième axe accorde une attention particulière aux femmes et aux filles confrontées à des situations de vulnérabilité, notamment dans les contextes de déplacement et d’insécurité.

Ces deux principes, a-t-il expliqué, constituent le fondement de la coopération entre le Japon et le BCNUDH dans le cadre des interventions destinées aux populations vulnérables.

Le gouverneur salue une opportunité de coopération

De son côté, le gouverneur de la Tshopo, Paulin Lendongolia Lebabonga, a salué la présence de l’ambassadeur du Japon dans sa province. Il a considéré cette visite comme une opportunité de renforcer la coopération et d’ouvrir des perspectives pour le développement de certains projets au bénéfice de la population.

L’ambassadeur japonais s’est, pour sa part, réjoui de l’accueil lui réservé par l’autorité provinciale, soulignant qu’il s’agissait de sa première visite dans la Tshopo.

Il a également rappelé que les autorités provinciales avaient déjà reçu à plusieurs reprises le directeur du BCNUDH dans le cadre du suivi des projets de coopération en faveur des populations vulnérables.

Des activités annoncées dès ce vendredi

Peu après son audience avec le gouverneur, la délégation japonaise a pris part à une réunion avec les membres du comité provincial de sécurité. Cette rencontre a permis de poursuivre les échanges dans le contexte de la mission effectuée à Kisangani.

Selon les informations communiquées par l’ambassadeur, les activités prévues dans le cadre du projet d’assistance devaient débuter dès ce vendredi et se poursuivre au cours de son séjour.

Cette visite met ainsi en lumière la place de la coopération internationale dans la réponse aux besoins des populations affectées par les déplacements forcés, l’insécurité et les violations des droits humains dans la province de la Tshopo.

Au-delà des échanges diplomatiques, l’enjeu demeure la concrétisation de cette assistance sur le terrain, afin de répondre aux besoins urgents des personnes déplacées et des autres groupes vulnérables accueillis à Kisangani.

CELLCOM PROGOU