TSHOPO — La situation devient préoccupante dans l’aire de santé de Belika, située dans la zone de santé de Bafwasende, à 210 kilomètres de la ville de Kisangani sur la RN 4 menant vers l’Ituri. Soixante-huit personnes ayant fui des zones touchées ou considérées à risque de maladie à virus Ebola, notamment Niania et Bafwabango, en Ituri, y ont trouvé refuge, selon les responsables locaux.
Cet afflux de population met à rude épreuve le centre de santé de référence de Belika, déjà confronté à d’importantes difficultés matérielles et logistiques. Le personnel soignant fait notamment état d’un manque de kits de prélèvement, de médicaments, de lits d’hospitalisation ainsi que de moyens nécessaires à l’approvisionnement en eau et à la désinfection, notamment le chlore. À cela s’ajoute la vétusté de plusieurs équipements.
Selon Looli Lokatola Jean, infirmier titulaire du centre de santé, aucun décès attribué à Ebola n’a, à ce jour, été enregistré dans cette structure. Quelques cas contacts sont toutefois signalés et font l’objet d’une attention sanitaire.
La présence de ces personnes déplacées accentue la pression sur une structure sanitaire dont les capacités sont déjà limitées. Au-delà de l’aspect sanitaire, la situation soulève également des préoccupations humanitaires.
La majorité des déplacés sont hébergés au sein de familles d’accueil. Parmi eux figurent des personnes confrontées à la malnutrition ou vivant avec un handicap. Plusieurs enfants ont, par ailleurs, dû interrompre leur scolarité en raison de leur déplacement. Selon les responsables locaux, aucune assistance humanitaire spécifique n’a encore été apportée à ces familles.
Dans ce contexte, le responsable du centre de santé de Belika lance un appel urgent aux autorités et aux partenaires humanitaires. Il sollicite notamment la mise à disposition de médicaments, de kits de prélèvement et de protection individuelle, ainsi qu’un approvisionnement régulier en eau potable.
Pour les acteurs sanitaires locaux, le renforcement rapide des moyens disponibles apparaît essentiel afin de permettre au centre de santé de Belika d’assurer la prise en charge des populations et de renforcer la surveillance face au risque de propagation de la maladie à virus Ebola.
Rédaction
