Une ligne rouge vient une fois de plus d’être franchie dans le chef-lieu de la province de la Tshopo. Dans la nuit de ce jeudi à vendredi, le Centre de santé Bolongue, situé au cœur de la commune de Kabondo à Kisangani, a été le théâtre d’une attaque armée d’une violence inouïe. Des inciviques lourdement armés ont fait irruption dans cet établissement médical, perpétrant un pillage en règle et causant d’importants dégâts matériels, plongeant le personnel soignant et les patients dans la terreur.
Face à cette agression barbare contre un sanctuaire de la santé publique, la réaction politique ne s’est pas faite attendre. Quelques heures seulement après le drame, l’honorable Bienvenu Bolongue, député provincial élu de Kisangani, est sorti du silence pour condamner avec « la plus grande fermeté et la dernière énergie » ces actes de pillage et de dégradation.
Pour ce spécialiste des questions institutionnelles et de proximité, cet assaut franchit un cap inacceptable dans la criminalité urbaine :
« Il s’agit d’actes graves et inacceptables qui portent atteinte non seulement aux infrastructures sanitaires, mais également à la dignité humaine et à la sécurité du personnel soignant ainsi qu’à la population qui fréquente quotidiennement ce centre pour recevoir des soins. Rien ne peut justifier le pillage d’un établissement de santé. Rien ne peut justifier que des lieux consacrés à la sauvegarde de la vie humaine deviennent la cible d’actes de destruction et de prédation. »
Un appel pressant aux autorités sécuritaires
Cette attaque met en lumière les failles persistantes dans le maillage sécuritaire des infrastructures critiques à Kisangani. Comment des hommes armés ont-ils pu opérer en toute impunité dans une zone médicale névralgique ? La question interpelle au plus haut sommet des services de maintien de l’ordre.
Face à cette situation préoccupante, l’élu de Kisangani en appelle solennellement aux autorités compétentes — gouvernement provincial et commandement de la Police Nationale Congolaise — afin que des mesures urgentes, concrètes et adaptées soient adoptées pour sécuriser sanctuaires médicaux et zones vulnérables. Exigeant que toute la lumière soit faite sur cette opération criminelle, l’honorable Bolongue réclame la traque, l’arrestation et la traduction devant la justice des auteurs de ce forfait, conformément aux lois de la République.
Réaffirmant son engagement indéfectible en faveur de la protection du personnel soignant et du patrimoine communautaire, l’élu provincial a conclu sur une note d’alerte sans équivoque :
« Rien ne peut justifier ces actes ignobles dans des lieux considérés comme sacrés, où chaque jour des femmes et des hommes se battent pour sauver des vies. La santé de la population ne doit jamais être prise en otage. Les structures sanitaires doivent être protégées. Le personnel soignant doit être sécurisé. Les biens de la communauté doivent être respectés. »
Alors que les enquêtes de terrain débutent à Kabondo pour identifier les assaillants, la population boycottée par la peur attend désormais des réponses sécuritaires immédiates. L’attaque du Centre de santé Bolongue ne doit pas rester un fait divers de plus, mais servir de détonateur à un plan de sécurisation renforcé des édifices publics à Kisangani.
