Kisangani : Braquage à main armée au centre de santé Bolongue, patients et soignants traumatisés

Redaction
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Le centre de santé Bolongue, situé sur la 7ᵉ Transversale, dans la commune Kabondo à Kisangani, a été la cible d’une attaque nocturne dans la nuit du jeudi 24 au vendredi 25 septembre 2026.

Selon les informations recueillies par la rédaction de Dépêches de la Tshopo, les faits se sont produits vers 3 heures du matin. Un groupe d’hommes cagoulés, munis de machettes et d’une arme à feu, aurait fait irruption dans cette structure sanitaire alors que des patients et des membres du personnel y étaient présents.

Les assaillants auraient d’abord éteint les ampoules qui éclairaient la cour, avant de forcer une porte et de pénétrer dans deux compartiments du centre de santé. Ils auraient ensuite emporté plusieurs biens de valeur, notamment des téléphones appartenant à des patients et au personnel soignant, ainsi que les recettes journalières conservées dans la caisse de l’établissement.

Au-delà des biens emportés, cette attaque aurait également provoqué une vive frayeur parmi les personnes présentes. Des menaces auraient été proférées à l’encontre des malades et du personnel.

Contacté par téléphone par Dépêches de la Tshopo, le responsable du centre de santé, Jérémie Bolongue Labama, rapporte également des faits à caractère sexuel particulièrement préoccupants. Selon son témoignage, une patiente ayant subi une intervention chirurgicale la veille aurait été victime d’attouchements durant l’incursion. Il affirme par ailleurs qu’un des assaillants aurait tenté de violer une infirmière de garde.

Face à cette situation, le responsable du centre de santé lance un cri de détresse aux autorités compétentes. Il plaide pour un renforcement de la sécurité dans la commune de Kabondo afin de protéger les structures sanitaires, leurs personnels et les patients.

Cette attaque vient, selon les informations rapportées au centre de santé Bolongue, s’ajouter à d’autres incidents de même nature signalés dans des formations médicales de Kisangani, relançant les préoccupations autour de la sécurité des établissements de soins, particulièrement durant les heures nocturnes.

Une enquête des services compétents devra permettre d’établir les circonstances précises de cette attaque et d’identifier ses auteurs.

FROK