Pénurie d’électricité à Kisangani : ménages et opérateurs économiques sous pression

Redaction
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KISANGANI, 30 octobre 2026 (Dépêches de la Tshopo) – Les habitants de Kisangani doivent s’attendre à davantage de perturbations dans la desserte en électricité. La Société nationale d’électricité (SNEL SA) annonce un renforcement du délestage sur toute l’étendue de la ville, en raison d’une importante baisse de la puissance disponible à la centrale hydroélectrique de la Tshopo.

Dans son communiqué officiel parvenu à notre rédaction ce vendredi 30 octobre, la SNEL indique que la montée du niveau des eaux du fleuve Congo a entraîné une réduction de la hauteur de chute, affectant ainsi les capacités de production de la centrale.

En conséquence, la puissance fournie par les groupes n°1 et n°2 actuellement en service est limitée à 11 mégawatts (MW), alors que les besoins de la ville de Kisangani sont estimés à 45 MW.

Un délestage renforcé sur toute la ville

Face à cet écart considérable entre l’offre et la demande, la SNEL annonce l’application d’un délestage renforcé dans tous les quartiers de Kisangani. Cette mesure vise, selon l’entreprise, à prévenir les déclenchements répétitifs provoqués par les surcharges de la centrale hydroélectrique de la Tshopo.

La société précise également que les sites extra-stratégiques seront alimentés de manière alternée, en attendant une amélioration de la situation.

Tout en présentant ses excuses à sa clientèle pour les désagréments occasionnés, la SNEL n’a toutefois pas communiqué de calendrier précis concernant le retour à une desserte normale.

Une situation préoccupante pour les consommateurs

Avec une puissance disponible de seulement 11 MW pour des besoins évalués à 45 MW, soit moins du quart de la demande, la situation s’annonce particulièrement difficile pour les ménages, les opérateurs économiques, les commerces et les petites entreprises de la ville.

En attendant une éventuelle amélioration des conditions hydrologiques et une remontée de la capacité de production, les Boyomais devront composer avec des coupures d’électricité plus fréquentes et des plages d’alimentation réduites.

FROK