Danse et musique traditionnelles: Le travail invisible qui fait vivre la nation, message du 1er mai de la CRT.

Redaction
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En cette Journée internationale du Travail, un message fort et singulier émane de Kisangani, porté par le Directeur Coordonnateur de la CARTE ROUTIÈRE DE LA TSHOPO (CRT), Centre de Recherches Scientifiques Multidisciplinaire. François Bosala Belafelaka s’adresse non seulement aux travailleurs traditionnels, mais aussi et surtout à ceux qu’on oublie trop souvent dans les politiques publiques : les musiciens et danseurs traditionnels, porteurs vivants de l’identité congolaise.

Dans ses mots, le Directeur souligne une réalité négligée : la danse et la musique traditionnelles ne sont pas des passe-temps folkloriques. Ce sont des métiers, des disciplines, des formes de travail intellectuel, corporel et émotionnel qui méritent reconnaissance, soutien et valorisation. « Nous devons accorder une importance capitale à ce secteur », clame-t-il, appelant à une refondation du regard national porté sur la culture comme levier de développement.

François Bosala, directeur coordonnateur CRT

Appels à la jeunesse, soutien aux institutions

Ce message est aussi un acte d’espoir. Il salue les efforts du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo pour son engagement global envers tous les secteurs du pays. Il félicite la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka, et adresse un hommage vibrant au Gouverneur de la Tshopo, Paulin Lendongolia, dont la vision baptisée « Lendongolisme » — portée par le slogan « Tshopo Mosala » — devient un appel clair à la mobilisation de toutes les forces vives de la province.

Il invite la jeunesse congolaise à tourner le dos à la haine, au banditisme et à l’oisiveté. Son message est clair, presque prophétique : « Tosha boka upate maisha » — choisissons le développement pour bâtir la vie.

Le CRT : une flamme culturelle et scientifique

Fier des performances du Ballet Culturel de la CRT, le Directeur Coordonnateur affirme l’ambition de faire de cette institution un « phare culturel et scientifique » du Grand Congo, voire du monde. Une vision ambitieuse mais enracinée dans une foi profonde en la valeur du patrimoine et de la connaissance.

Un devoir de mémoire et de résistance

Dans une touche patriotique émouvante, il rend hommage aux Forces Armées de la RDC (FARDC) et aux patriotes Wazalendo, qui défendent avec bravoure l’intégrité du pays face à l’agression à l’Est. Aux martyrs tombés pour la Patrie, il adresse un repos éternel mérité.

Un cri d’unité et de fierté

Ce message est tout sauf anodin. Il est une invitation à reconsidérer ce que nous appelons le travail. Il est un rappel que la culture façonne les peuples, élève les consciences et guérit les blessures. Il est, en somme, une déclaration d’amour au Congo profond.

FROK