La tradition a été respectée ce lundi 2 novembre 2026 au cimetière moderne Nouvelle Jérusalem, situé au point kilométrique 10, sur la route menant à l’aéroport international de Bangoka, à Kisangani. À l’occasion de la journée de commémoration de tous les fidèles défunts, une célébration eucharistique a réuni plusieurs fidèles catholiques et habitants de la ville autour d’un moment de prière, de recueillement et de souvenir en mémoire des personnes décédées.
Au centre de cette célébration, la lecture de l’Évangile selon saint Jean, au chapitre 6, versets 51 à 58, a porté un message d’espérance chrétienne face à la mort. En mettant en lumière Jésus-Christ comme le Pain de vie, ce passage biblique rappelle que la mort ne constitue pas la fin de l’existence pour celui qui croit au Christ, mais ouvre la perspective de la vie éternelle et de la résurrection.
Dans son homélie, l’abbé Alphonse Way, de la paroisse Sainte-Thérèse de Mandombe de l’Enfant-Jésus, officiant du jour, a souligné que la tombe ne représente pas le dernier chapitre de l’histoire du croyant. Selon lui, si la mort sépare provisoirement les êtres humains, le Christ promet néanmoins la vie éternelle à ceux qui demeurent en lui.
Pour le prêtre catholique, la commémoration du 2 novembre invite ainsi les chrétiens à ne pas s’arrêter uniquement à la douleur de la séparation, mais à tourner leur regard vers Jésus-Christ, le Pain de vie et le Seigneur de la résurrection.
Ce message interpelle également les vivants. Il les exhorte à prendre conscience du caractère passager de la vie terrestre, à accepter la réalité inévitable de la mort et à nourrir leur espérance par la foi. L’amour du prochain, le pardon, la solidarité et la fidélité à Dieu constituent, selon l’officiant, des valeurs essentielles pour préparer la rencontre avec le Créateur.
Prenant la parole à cette occasion, le coordonnateur du cimetière moderne Nouvelle Jérusalem, Franck MUHINDO WAZIWAZI, a exprimé sa gratitude envers la population boyomaise pour la confiance qu’elle témoigne à cette infrastructure funéraire.
Érigé sur une superficie de six hectares, le cimetière moderne Nouvelle Jérusalem dispose d’un espace aménagé pour accueillir les défunts dans des sépultures modernes et sécurisées. Il entend ainsi répondre aux besoins croissants de la population en matière d’inhumation et offrir aux familles un cadre digne, respectueux et propice au recueillement.
Au-delà de sa vocation funéraire, cette infrastructure contribue également à la préservation de la mémoire collective, en mettant à la disposition des familles un lieu approprié pour honorer leurs proches disparus.
La célébration s’est clôturée par l’allumage des bougies et l’aspersion d’eau bénite sur les tombes par le prêtre catholique. Un geste symbolique de foi et de communion spirituelle avec les fidèles défunts, dans l’attente de la résurrection promise par le Christ.
Delvo’s Mbusa/ Frok
