Culture : Quand le Slam devient un moteur de changement à Kisangani

Redaction
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Devant le bâtiment Boyoma 1, au campus central de l’université de Kisangani, la structure Kis-Slam a organisé en cette fin de mois de Janvier 2026, une soirée poétique intitulée Les Héros. Dans une ambiance estudiantine, ce spectacle s’est imposé comme une véritable tribune citoyenne où la jeunesse utilise la poésie pour interroger la société et revendiquer un avenir différent.

Augustin Monganga, coordonnateur de kis-slam

Pour le slameur Augustus Monganga coordonnateur de la structure Kis-Slam, le slam dépasse largement le cadre artistique :
> « Nous, on utilise la plume pour éduquer la société, on utilise la plume pour changer des mentalités. À travers notre slam, on va éduquer la génération actuelle ainsi que la génération future, comme nous avons pu être éduqués par les générations passées. », a-t-il dit

Une conviction partagée également par le poète Phinéas Alungu OLOMBI, connu sous le nom d’Ami des mots, accro au micro. Pour lui, le slam est une manière de vivre et de communiquer :
> « La poésie coule dans mes veines. Quand je suis dans ma solitude, c’est la poésie qui me console. Le slam, moi je l’utilise comme une manière de communiquer avec les gens. »

Phinéas ALUNGU

Au-delà de l’expression personnelle, Phinéas OLOMBI insiste sur la force sociale de cette pratique :
> « Le slam peut changer la mentalité. Beaucoup de gens n’aiment pas le slam parce qu’il dit la vérité. Le slam ne cache rien. Et je dirais que si on arrive à nous dire la vérité en face, il y aura un changement. », a-t-il conclu

À travers les mots et les rimes, les slameurs de Kisangani rappellent que l’art peut être une arme pacifique. Une arme pour éveiller les consciences, transmettre la mémoire et construire une société où la jeunesse prend pleinement sa place.

Élie LENGE