C’est un jour historique pour l’enseignement supérieur et universitaire dans la ville de Kisangani. Pour la première fois, une femme accède à la direction d’une institution universitaire. La professeure Bibishe Salumu Omehaka vient de prendre officiellement ses fonctions comme rectrice de l’Université Mariste du Congo (UMC).
La cérémonie de remise et reprise s’est tenue ce samedi 6 septembre 2025 dans l’enceinte de l’UMC, en présence de plusieurs personnalités académiques, administratives et religieuses. Elle a été supervisée par le président de la Conférence provinciale des chefs d’établissement de l’ESU Tshopo, également recteur de l’Université de Kisangani, le professeur Matthieu Kirongozi Bometa.
Moment fort de la cérémonie : l’apposition des signatures sur les documents officiels, suivie de la remise des insignes rectoraux – notamment le sceau, le signataire et les emblèmes de l’université – à la nouvelle dirigeante.
Le professeur Jean-Claude Mukinzi, secrétaire général académique de l’UMC, représentant le recteur sortant, le professeur frère Justin Masaandi Kisuku, a salué le travail accompli par l’équipe précédente et adressé ses encouragements à la nouvelle rectrice.
Prenant la parole pour la première fois en sa qualité de cheffe de l’UMC, la professeure Bibishe Salumu Omeyaka a exprimé sa gratitude envers Dieu, les autorités religieuses et ses aînés académiques. Première femme à occuper ce poste, elle assume pleinement ce leadership féminin qu’elle souhaite pragmatique et collectif. Elle a rendu hommage à ses prédécesseurs et a énuméré les grands défis de son mandat : bonne gouvernance, mobilisation des ressources, recrutement de professeurs qualifiés, modernisation des infrastructures, visibilité de l’UMC, renforcement du lien avec l’Église et amélioration des conditions d’études.
Une avancée pour la représentation féminine
Titulaire d’un doctorat en sciences politiques de l’Université de Kisangani, la professeure Salumu devient la première femme à diriger une institution universitaire à Kisangani et la quatrième responsable de l’Université Mariste du Congo depuis sa création. Sa nomination marque un tournant dans la gouvernance universitaire locale, encore très largement dominée par les hommes.
Son arrivée à la tête de l’UMC est saluée comme un signal fort pour la promotion du genre dans le secteur éducatif et un encouragement pour les jeunes filles qui aspirent à des responsabilités académiques de haut niveau.
FROK
