Kisangani, 11 décembre 2025 – L’interfédération de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS/Tshisekedi) a tenu ce jeudi une réunion extraordinaire à Kisangani au cours de laquelle elle s’est prononcée sur plusieurs questions brûlantes de l’actualité nationale et provinciale. Dans une déclaration lue devant la presse boyomaise, la structure politique a réitéré son soutien total au Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, tout en dénonçant ce qu’elle qualifie de « manœuvres de manipulation » visant l’Université de Kisangani.
Soutien renouvelé au Chef de l’État face à la crise sécuritaire à l’Est
Abordant la situation sécuritaire dans la partie orientale du pays, l’Interfédération UDPS/Tshopo a salué « la détermination et la capacité diplomatique » du Président de la République dans la recherche d’une paix durable. Elle a affirmé croire fermement aux efforts en cours pour rétablir l’autorité de l’État dans les zones encore occupées par les groupes rebelles.
Défense du caractère apolitique de l’UNIKIS
Un autre point majeur de la déclaration a concerné l’Université de Kisangani (UNIKIS), secouée ces derniers jours par une vague de messages hostiles visant le Comité de gestion, et plus particulièrement son Recteur, le Professeur Ordinaire Mathieu Kirongozi Bometa.
L’UDPS/Tshopo dénonce « des mensonges, des injures et des fausses qualifications » provenant, selon elle, de personnes cherchant à créer la confusion et à provoquer des tensions au sein du milieu universitaire.
Pour l’interfédération, l’UNIKIS reste une institution « apolitique » dont le fonctionnement doit demeurer conforme aux lois et aux règles régissant l’enseignement supérieur. Le parti rappelle que son engagement demeure celui de l’État de droit, plaidant pour le respect de la légalité dans la gestion des affaires académiques.
Soutien affiché au Recteur Mathieu Kirongozi
L’interfédération a, par ailleurs, exprimé un soutien sans ambiguïté au Recteur Kirongozi, présenté comme « un fils légitime de l’UDPS par conviction et par adhésion ». Selon la déclaration, son action à la tête de l’UNIKIS s’inscrit dans la vision de redressement prônée par le Chef de l’État.
Dans la même logique, l’UDPS/Tshopo rejette catégoriquement la « lettre ouverte » attribuée à un prétendu membre du parti et adressée au Président de la République ainsi qu’à la ministre de l’ESU-RS-I. Elle qualifie le document de « mafia » émanant d’une personne qui n’appartient aucunement au parti.
Toute personne estimant avoir été lésée dans les travaux de la commission universitaire est invitée à suivre les voies légales de recours plutôt que de recourir aux réseaux sociaux pour, selon l’UDPS, « introduire une confusion dans le fonctionnement de l’Université ».
Mise en garde contre les tentatives de manipulation
L’Interfédération met en garde ceux qui, « pour des raisons égoïstes », organiseraient réunions et manifestations dans l’objectif de manipuler l’opinion provinciale et nationale. Ces agissements viseraient, selon le parti, à « susciter un soulèvement » dans le milieu universitaire.
L’UDPS appelle les instances judiciaires à se saisir du dossier pour que « chacun réponde de ses actes ».
Encouragement aux réformes au niveau national
La déclaration se conclut par un message d’encouragement adressé à la ministre de l’ESURS-I, Prof. Dr. Marie-Thérèse Sombo Safi Ayanne Mukuna, invitée à poursuivre les réformes destinées à assainir le secteur.
L’interfédération a réaffirmé son attachement à la vision du Chef de l’État, lançant les slogans habituels :
« Que vive la RDC et son Président ! Que vive l’Interfédération UDPS/Tshopo ! »
La déclaration porte les signatures respectives de Mujinga Ngoy Antoinette, Présidente fédérale a.i de l’UDPS/Kisangani, et de Bangombe Lifeta Faustin, Président fédéral UDPS Tshopo rural.
