Obsèques de Barthélémy Okito Oleka: Kisangani a vibré au rythme d’une messe des sportifs et de recueillement traditionnel des Anamongo

Redaction
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La disparition de Barthélémy Okito Oleka, président de la Ligue nationale des Anamongo (LINA), continue de susciter une vive émotion au sein de la communauté Anamongo et dans les milieux sportifs de la République démocratique du Congo. Décédé le 21 février 2026, l’illustre disparu a été conduit en sa dernière demeure, samedi 7 mars, au cimetière de la Gombe à Kinshasa, à l’issue d’un culte d’action de grâce organisé dans la salle de la Francophonie du Stade Tata Raphaël.
Cette cérémonie solennelle a réuni autorités, membres de la communauté Anamongo, proches et personnalités du monde sportif venues rendre un ultime hommage à celui qui fut également secrétaire général honoraire au ministère des Sports de la RDC.

La Tshopo représentée à Kinshasa
La ligue nationale des Anamongo fédération de la province de la Tshopo a pris une part active à ces obsèques. Elle était représentée dans la capitale par deux délégués : François Bassay Baloimba, président national de l’association Isonga Songa Topoke, et Alphonse Lungange Oketa. Leur présence traduisait l’attachement de la communauté de la Tshopo à cette figure marquante du mouvement Anamongo.

Une messe d’hommage à Kisangani
Pendant que les obsèques officielles se déroulaient à Kinshasa, la ville de Kisangani a également tenu à honorer la mémoire du défunt. À la demande de la Division provinciale des Sports et Loisirs, une messe d’action de grâce a été célébrée à la Cathédrale Notre-Dame du Très Saint Rosaire de Kisangani.
La célébration a été présidée par le curé de la paroisse cathédrale, l’abbé Maximilien Lobanga. Dans son homélie, il a mis en lumière les loyaux services rendus par Barthélémy Okito Oleka à la Nation congolaise, notamment dans le secteur des sports et loisirs, invitant les fidèles à prier pour le repos de son âme.
Plusieurs personnalités ont pris part à cette célébration, notamment Banyima Liévin, conseiller du ministre provincial en charge des Sports et Loisirs, Jeannot Makombo, chef de bureau des Sports et Loisirs, ainsi que l’ancien chef de division provinciale Justin Basumukangi. Des journalistes sportifs membres de l’Association des Journalistes Sportifs du Congo (AJSC/Tshopo) étaient également présents.

La dimension coutumière respectée
Au-delà des cérémonies religieuses et officielles, les rites traditionnels propres aux peuples Anamongo ont également été observés. Dans l’après-midi, les membres du comité restreint de la communauté de la Tshopo se sont réunis à Kisangani, à l’initiative du président provincial Nestor Ingolo Losoko, dans sa résidence.
Autour de lui, les représentants des communautés Topoke, Lokele, Mbole, Kusu, Tetela et Mongo se sont retrouvés pour pleurer leur leader au moment même où se déroulaient les obsèques à Kinshasa. Ce moment de recueillement a permis de suivre, étape par étape, les différentes séquences de la cérémonie funéraire.
Dans la pure tradition Anamongo, les us et coutumes ont été scrupuleusement respectés. Les échanges se sont déroulés dans une ambiance marquée à la fois par la solennité du deuil et les taquineries coutumières entre « oncles », une pratique culturelle destinée à maintenir la cohésion sociale même dans les moments de tristesse. Les communautés Topoke et Lokele ont notamment bénéficié de leurs droits traditionnels, conformément aux règles ancestrales.

Nestor INGOLO LOSOKO

Le bain de consolation, symbole de solidarité
La rencontre communautaire s’est clôturée par le partage d’un « bain de consolation », geste symbolique qui marque, dans la tradition Anamongo, l’expression collective de la compassion et de la solidarité envers la famille endeuillée.
Les participants se sont séparés sur une note d’unité, avec la promesse de se retrouver à nouveau à Kisangani au retour de la délégation partie à Kinshasa.
À travers ces différentes cérémonies, religieuses, institutionnelles et coutumières, la communauté Anamongo aura rendu un hommage digne à l’un de ses fils les plus illustres, dont l’héritage restera gravé dans l’histoire sociale et sportive de la République démocratique du Congo.

FROK