À quelques heures de la rentrée scolaire prévue pour le 1er septembre 2025, le Syndicat des Enseignants du Congo (SYECO) vient de faire un pas décisif vers l’apaisement du climat social dans le secteur de l’éducation. À l’issue d’un débat et d’une délibération tenus à Kinshasa, le Comité National du SYECO a annoncé la reprise des cours par les enseignants et personnels administratifs affiliés dès le lundi 1er septembre.
Toutefois, cette reprise est conditionnée par un préavis de grève de 30 jours ouvrables, adressé au gouvernement. Pendant ce délai, les syndicalistes exigent des réponses concrètes à leur cahier des charges, qui reprend les revendications des enseignants et personnels administratifs de toutes les provinces.
Dans un appel solennel, la secrétaire générale du SYECO Cécile Tshiyombo interpelle directement le Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, afin qu’il s’implique personnellement dans la résolution de cette crise. Elle demande notamment une audience présidentielle au cours de laquelle une délégation syndicale pourrait exposer les attentes pressantes du personnel éducatif congolais.
Cette décision du SYECO intervient dans un contexte où les enseignants espèrent un traitement équitable, à l’instar d’autres sous-secteurs de l’éducation ayant déjà obtenu gain de cause sur certaines de leurs revendications.
En attendant les réponses du gouvernement, les cours reprendront effectivement le 1er septembre, mais avec une vigilance syndicale accrue. Le compte à rebours est lancé.
