Par Armathe MANZEKE ASOMOLEGO
Isiro, le 07 novembre 2025 — Face à la progression inquiétante du cancer du sein au sein de la communauté congolaise, particulièrement dans la province du Haut-Uélé, les étudiantes en situation de vulnérabilité de l’Université de l’Uélé, en collaboration avec l’organisation sanitaire Medicus Mundi, ont initié ce jeudi une conférence de sensibilisation dans la salle de réunion de l’Hôtel du Bassin, non loin de l’Institut d’Isiro.
Cette rencontre, placée sous le signe de la prévention et de l’éducation sanitaire, avait pour objectif de renforcer la connaissance du public, surtout des femmes, sur les causes, les facteurs de risque et les méthodes simples mais efficaces pour détecter précocement le cancer du sein.
Prenant la parole devant une assemblée attentive, le conférencier principal, Dr MWAMBA Corneille, a expliqué avec pédagogie les dangers que représente cette maladie, rappelant qu’elle demeure l’une des premières causes de mortalité chez les femmes à travers le monde. Il a souligné que si le cancer du sein est redoutable, il peut néanmoins être détecté tôt, ce qui augmente considérablement les chances de guérison.
« Chaque femme a le devoir de connaître son corps. L’auto-palpation à partir du dixième jour du cycle menstruel est un acte simple mais vital, permettant de remarquer toute anomalie ou masse suspecte », a insisté le docteur.
Le médecin a également rappelé l’importance de l’alimentation dans la prévention du cancer. Selon lui, la consommation excessive d’aliments importés, transformés ou bourrés de substances chimiques constitue un facteur aggravant. Il a lancé un appel vibrant aux femmes du Haut-Uélé :
« Revenons à l’essentiel. Mangeons local, mangeons bio. La nature nous offre des aliments sains, cultivés sans additifs dangereux. Préservons notre santé en faisant des choix alimentaires responsables. »
Cette conférence vient enrichir les efforts locaux visant à promouvoir une culture de prévention et de prise en charge communautaire. Elle met également en lumière le rôle central des institutions universitaires et des organisations partenaires dans la lutte contre les maladies non transmissibles qui prennent de plus en plus d’ampleur en RDC.
Les participantes, enthousiastes, ont salué l’initiative et exprimé leur volonté de relayer ces messages au sein de leurs familles et quartiers, convaincues que la sensibilisation demeure la première ligne de défense contre la maladie.
En somme, cette rencontre a rappelé une vérité essentielle : la lutte contre le cancer du sein commence par l’information, l’auto-surveillance et des habitudes de vie saines. Plus que jamais, les femmes d’Isiro sont appelées à devenir actrices de leur propre santé.
