La commune de Mangobo, l’une des entités réputées pour sa densité et ses défis en matière de sécurité, a accueilli samedi soir une parade inhabituelle mais hautement symbolique de la Police Nationale Congolaise (PNC). C’est au terrain du camp Mituku que les hommes en uniforme se sont rassemblés, répondant à l’appel d’un commandement renouvelé, résolu à en découdre avec l’insécurité ambiante. À la manœuvre, le commissaire provincial adjoint chargé de la police administrative, le colonel Crispin Duagbili, porteur d’un message clair et sans ambiguïté de son supérieur hiérarchique, le nouveau commissaire provincial général de la Tshopo, le commissaire divisionnaire Palanga Nawej Elvis.

Une nouvelle ère de rigueur et d’espérance
Le colonel Duagbili n’a pas mâché ses mots : « Vous êtes les agents de sécurité, et non les agents de l’insécurité ». Ce rappel solennel sonne comme une mise au point stratégique à l’heure où la PNC, sous la houlette du général Palanga, veut reconquérir la confiance populaire. Depuis sa prise de fonction, les premiers résultats parlent d’eux-mêmes : la courbe de la criminalité fléchit. Deux armes à feu abandonnées ont été retrouvées le matin même de la parade, preuve que la peur change de camp.
Le commissaire provincial général Palanga Nawej Elvis, à travers son émissaire, a félicité ses troupes pour cette dynamique. Il a remercié la population pour sa coopération croissante, l’invitant à persévérer dans la dénonciation des cas suspects : « Zéro tracasserie, zéro coup de balle », a-t-il martelé. Une ligne rouge est désormais tracée.

Les instructions sont strictes : l’impunité ne passera plus
Le ton s’est durci lorsqu’il a été question des inciviques : pas de demi-mesure. Le commissaire provincial attend des résultats tangibles. Pour lui, les cachots doivent être remplis d’inciviques et uniquement d’inciviques. Le but est clair : restaurer la sécurité et non terroriser les citoyens. La police doit redevenir l’ami du peuple, celui que l’on salue avec soulagement en pleine nuit, et non avec crainte.
D’ailleurs, les dérapages internes ne seront plus tolérés. L’absence ou l’indiscipline ne seront plus couvertes. « La présence au travail est obligatoire. Les contrevenants seront radiés », a averti le colonel Duagbili. La hiérarchie veut une force policière exemplaire, solidaire, alignée derrière son général. Un message sans détour à l’adresse des déserteurs.

Tous mobilisés, sans distinction de spécialité
Dans ce contexte de crise sécuritaire, l’heure n’est plus aux affectations sectorielles. Circulation routière, services administratifs ou spécialisés : tous les effectifs sont appelés à se joindre à l’effort de sécurisation. Ce n’est qu’une fois l’ordre rétabli qu’ils pourront retrouver leurs postes initiaux. L’approche est cohérente avec l’ampleur de la menace.
Une population appelée à la vigilance et à la responsabilité
Le général Palanga tend aussi la main à la population. Il appelle à un sursaut citoyen. « Faites confiance à la police, elle ne vous décevra pas », a-t-il promis. Et il insiste : en cas de découverte d’armes dans un domicile, les conséquences seront lourdes. La consigne est claire : les armes doivent être remises au chef d’avenue, au chef de quartier ou au bourgmestre, qui les transmettront aux autorités policières compétentes.
Notons la présence remarquée de quelques éléments des FARDC lors de cette parade. Ce dispositif mixte traduit une stratégie d’intégration des forces dans la lutte contre l’insécurité persistante, notamment dans les zones urbaines sensibles comme Mangobo.
FROK
