Tshopo : À son tour, le cadre de concertation de la société civile sonne l’alarme face à la dégradation sécuritaire persistante

Redaction
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Kisangani, 4 septembre 2025 – Dans un communiqué ferme et préoccupé, le Cadre de Concertation Provincial de la Société Civile de la Tshopo (CCPSC-Tshopo), par la voix de son président Alphonse Longongo Bafunza, a tiré la sonnette d’alarme face à l’aggravation de la situation sécuritaire dans la province.

Selon le CCPSC-Tshopo, la sécurité des personnes et de leurs biens est aujourd’hui gravement compromise, tant en milieu urbain que rural. À Kisangani, les cas de braquages et de vols à mains armées se multiplient, semant la terreur au sein de la population. Plus inquiétant encore, ces actes seraient perpétrés avec la complicité présumée de certains éléments en uniforme, ce qui jette un discrédit lourd sur les services de sécurité.

« Il est incompréhensible que des malfrats tuent avec des armes de guerre à quelques mètres seulement de l’État-major de la 31e Région militaire des FARDC », dénonce le communiqué, soulignant un grave dysfonctionnement des mécanismes de sécurité publique.
Dans les zones rurales, les extorsions et tracasseries administratives exercées par des agents étatiques sur les populations locales viennent aggraver un climat de méfiance et d’abandon. Cette réalité traduit, selon la Société Civile, l’échec des autorités provinciales à remplir leur devoir régalien de protection.

Toutefois, le CCPSC salue les efforts du pouvoir central et les premières initiatives du nouveau Commissaire provincial de la Police, tout en exprimant des inquiétudes quant à la persistance des pratiques malsaines dans d’autres institutions locales.

Face à cette situation, le CCPSC appelle les autorités provinciales à « assumer pleinement leurs responsabilités », et exhorte les populations à faire preuve de vigilance, de solidarité et à coopérer étroitement avec les services de la PNC pour dénoncer tout comportement suspect.

Pour les boyomais et l’ensemble des habitants de la Tshopo, le message est clair : le retour à une paix durable passe par une implication citoyenne active et un sursaut d’autorité de la part des dirigeants locaux.