Réhabilitation de la RN4, un expert de l’Office des routes énumère des difficultés des travaux

Redaction
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Le vaste projet de réhabilitation de la Route Nationale n°4 (RN4), reliant Kisangani à Beni, marque une étape cruciale dans l’amélioration des infrastructures routières en République Démocratique du Congo. Longue de 748,5 kilomètres, cette artère traverse les provinces de la Tshopo, de l’Ituri et du Nord-Kivu, et constitue un maillon stratégique du corridor Transafricain Lagos(Nigeria)-Mombasa(Kenya)

Le 18 février 2024, le ministre des Infrastructures et Travaux publics, Alexis Gisaro, a procédé au lancement officiel des travaux. Le chantier, dont le coût est estimé à 1,453 milliard de dollars, est financé à hauteur de 85 % par la Chine et 15 % par l’État congolais. Ce partenariat public-privé confie l’exécution des travaux à la société China Communications Construction Company (CCCC) sur une durée de 48 mois.

Des obstacles logistiques freinent l’élan

Malgré ce démarrage prometteur, le projet rencontre d’importantes difficultés sur le terrain. Un expert de l’Office des routes, qui a requis l’anonymat, déplore l’absence d’engins nécessaires à l’exécution des travaux, actuellement bloqués à Nairobi, au Kenya. Ce retard dans l’acheminement des équipements compromet le début effectif des opérations.

À cela s’ajoute la vétusté des machines disponibles localement. La dernière dotation en matériel de génie civil remonte à 2011, ce qui rend leur utilisation coûteuse en termes de maintenance et de réparation, absorbant ainsi une part considérable des fonds initialement prévus pour la réhabilitation.

Un impact lourd sur les populations et l’économie

En attendant le lancement effectif des travaux, les populations locales continuent de subir les conséquences du mauvais état de la RN4. Des tronçons impraticables transforment la route en véritable parcours du combattant, bloquant véhicules et marchandises pendant des jours, voire des semaines. Le ralentissement du trafic pèse lourdement sur les échanges commerciaux et la vie quotidienne dans les zones traversées.

Une mobilisation nécessaire pour sauver un projet vital

Face à ces enjeux, les appels à l’action se multiplient. Il est impératif de lever les blocages logistiques et de renouveler le parc d’engins de génie civil pour garantir l’aboutissement du projet. La réussite de cette entreprise dépendra également d’une gestion rigoureuse des ressources mobilisées.

La RN4 n’est pas seulement une route : elle est le symbole d’un désenclavement attendu depuis longtemps par des millions de Congolais.