Tshopo : L’UNIIC alerté sur les conditions de travail précaires des infirmiers de la province

Redaction
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À quelques jours de la Journée internationale des infirmiers, célébrée chaque 12 mai, la section provinciale de l’Union Nationale des Infirmiers et Infirmières du Congo (UNIIC-Tshopo) a tenu une réunion stratégique ce mercredi 7 mai à l’Espace Marie Médiatrice, sur l’avenue Munyororo dans la commune de Makiso. Une rencontre cruciale, présidée par le dynamique exécutif provincial Jean Mari Musambay, qui a permis de faire le point sur la situation préoccupante des professionnels de la santé syndiqués dans cette province du nord-est de la République Démocratique du Congo.

Le constat est amer : les infirmiers affiliés à l’UNIIC dans la Tshopo sont confrontés à des conditions de travail alarmantes. Rémunérations dérisoires, primes de risque insignifiantes, absence de matériel adéquat, conditions sanitaires précaires — autant d’éléments qui exposent les soignants à des dangers professionnels tout en les empêchant de vivre dignement de leur métier. « Avec les salaires actuels, un infirmier ne peut pas assurer ses besoins de base dans un contexte où le coût de la vie ne cesse de grimper », a souligné un membre du comité provincial.

Au niveau national, la situation n’est guère plus reluisante. Nombre d’infirmiers syndiqués ne figurent toujours pas sur les listings de mécanisation, malgré les listes déclaratives dûment transmises par la coordination provinciale aux autorités compétentes. Une injustice sociale que l’UNIIC-Tshopo ne compte plus tolérer en silence.

Face à cette réalité, les membres du comité provincial ont décidé d’intensifier leurs actions de terrain, notamment par l’identification systématique des syndiqués dans toutes les structures sanitaires de la ville de Kisangani et des territoires de l’intérieur. Mieux encore, une alliance stratégique avec l’Ordre National des Infirmiers du Congo (ONIC-Tshopo) est envisagée pour mener une lutte coordonnée et efficace.

Malgré les embûches, l’UNIIC-Tshopo reste debout. Son leader, Jean Mari Musambay, appelle à la persévérance : « Je demande à tous nos syndiqués de ne pas se décourager. Continuons la lutte avec foi. Le jour viendra où nos revendications seront entendues. » Il a par ailleurs salué les efforts fournis par l’exécutif national de l’UNIIC basé à Kinshasa, qui ne ménage aucun effort pour faire valoir les droits des infirmiers au niveau central.

Cette réunion syndicale prend une symbolique particulière, se tenant à la veille de la Journée internationale des infirmiers, moment de reconnaissance mondiale du rôle inestimable joué par ces professionnels dans les systèmes de santé. À Tshopo comme ailleurs, leur combat pour la dignité et le respect de leurs droits mérite d’être entendu, soutenu et relayé.

VTL