ESURSI : le Ban syndical de la Tshopo annonce une grève générale à partir du 22 juillet en l’absence de réponses du Gouvernement

Redaction
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Kisangani Le climat social se tend au sein de l’Enseignement supérieur et universitaire dans la province de la Tshopo. À travers un communiqué publié le 14 juillet 2026 à Kisangani, le Ban syndical de l’ESURSI-Tshopo avertit qu’un mouvement de grève sera déclenché à compter du 22 juillet si les autorités ne donnent pas une suite favorable aux revendications du personnel.

Alignement sur la position du Ban syndical national

Les organisations syndicales et professionnelles de la Tshopo réaffirment leur adhésion à la déclaration du Ban syndical de l’ESURSI-RDC rendue publique le 11 juillet à Kinshasa. Elles expriment leur solidarité avec cette démarche qu’elles jugent essentielle pour la défense des intérêts des agents de l’enseignement supérieur et universitaire.

Dans le même élan, elles interpellent le ministre des Finances afin qu’il procède au déblocage des mesures relatives à l’amélioration des conditions socio-professionnelles du personnel de l’ESU, conformément aux engagements pris par le Gouvernement.

Les syndicats rappellent également que tout retard dans la mise en œuvre de ces engagements engagerait la responsabilité des autorités compétentes face à la communauté universitaire et à la Nation.

Une requête adressée à la ministre de l’ESU

Le Ban syndical sollicite également l’intervention de la ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire. Il demande une prolongation de six mois du délai accordé pour le dépôt et la défense des mémoires de DES et de DEA des Chefs de Travaux, Assistants et étudiants de troisième cycle.

Le communiqué fait aussi état d’une demande complémentaire portant sur l’inscription aux programmes de doctorat, une mesure qui permettrait aux enseignants concernés de poursuivre leur parcours académique dans de meilleures conditions.

Préavis de grève à partir du 22 juillet

En l’absence d’une réponse satisfaisante aux revendications formulées, le Ban syndical invite l’ensemble du personnel académique, scientifique, administratif, technique et ouvrier des établissements supérieurs et universitaires de la Tshopo à observer le mot d’ordre de grève dès le 22 juillet 2026.

Cette échéance constitue un véritable ultimatum adressé au Gouvernement, appelé à agir rapidement afin d’éviter une paralysie des activités académiques dans les établissements de la province.

Le communiqué est cosigné par les principaux responsables syndicaux de la Tshopo, notamment le professeur Jean-Pierre Lifoli Balea, coordonnateur du RAPUICO-Tshopo et président de l’APUKIS, le professeur Jean-Denis Likwanjiandja Mupira, président de l’APIB, M. Vincent Ilunga Kazadi, secrétaire de l’APIST, ainsi que le professeur Jean Faustin Ngama Boloko, président de l’APIFA.

À quelques jours de l’échéance fixée, les regards restent tournés vers le Gouvernement, dont la réaction sera déterminante pour prévenir une nouvelle crise sociale dans les universités et instituts supérieurs de la Tshopo.

FROK