Chantiers routiers à Kisangani : le BCECO répond aux critiques et justifie ses choix techniques

Redaction
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La modernisation de la voirie de Kisangani se poursuit, mais son rythme, la largeur de certaines chaussées et certains choix techniques suscitent des interrogations. Invité de l’émission Débat Tshopolais, le chef d’antenne provinciale du BCECO/Tshopo, Trésor BOTAMBA AHUKA, a expliqué l’avancement des travaux, les contrôles et les responsabilités des différents acteurs.

Selon lui, les chantiers sont suivis par des missions de contrôle et de surveillance, complétées par des descentes du BCECO sur le terrain.

Des adaptations imposées par le sol

Certains retards s’expliquent par des contraintes découvertes pendant les travaux. Devant le lycée technique Mapendano, la présence d’eau et de remontées calcaires a conduit à prévoir le remplacement de la chaussée souple prévue par une chaussée rigide en béton.

Cette solution nécessite toutefois la construction ou le curage de grands collecteurs d’eaux pluviales, notamment derrière le collège Maele et derrière le cabinet du gouverneur. Près de huit kilomètres sont concernés.

Des responsabilités réparties

Un protocole signé en 2023 fait du gouvernement provincial le maître d’ouvrage et du BCECO le maître d’ouvrage délégué. Le BCECO recrute les bureaux d’études et les entreprises, tandis que l’OVD assure la surveillance et la contre-expertise.

Les paiements sont effectués par étapes. Un premier acompte de 30 % sert à installer le chantier et mobiliser les équipements. Les versements suivants dépendent de l’avancement constaté et validé par les missions de contrôle et de surveillance.

Le responsable rejette ainsi les accusations de réduction de la largeur des routes ou de détournement de fonds.

Tous les axes ne relèvent pas du BCECO

La RN4 Kisangani-Bunia dépend du gouvernement central. Les axes Kisangani-Ubundu et Kisangani-Opala relèvent du gouvernement provincial. Le BCECO supervise notamment Kisangani-Buta, via Banalia, et Kisangani-Isangi.

Il ne supervise pas non plus les travaux du PDL-145 dans la Tshopo.

Les travaux de Lubunga relèvent actuellement du gouvernement provincial, même que des discussions sont en cours pour en confier une partie au BCECO.

Le BCECO précise également qu’il n’a jamais supervisé les travaux des axes Simi-Simi, de l’avenue Monsengwo, de l’axe du Tribunal de grande instance, ni celui reliant le rond-point Stade à l’ANR.

La largeur et les choix techniques répondent aux études

La largeur des routes dépend des études techniques et de la configuration du terrain. Une chaussée à deux bandes mesure généralement jusqu’à sept mètres, tandis que l’emprise totale peut atteindre dix mètres avec les caniveaux et trottoirs.

Sur l’axe Kithima-Faculté des sciences et autour de Maele, les remontées calcaires ont également imposé le recours au béton armé.

Le BCECO appelle enfin la population à la patience et à privilégier les informations techniques fiables. Il affirme rester ouvert au public pour expliquer les projets placés sous sa supervision.

FROK