Tshopo : Patrick Matata Makalamba reconnaît des « moments de balbutiements » au sein du caucus des députés nationaux

Redaction
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Kisangani — Avant de regagner Kinshasa, le député national élu de la ville de Kisangani, le professeur Patrick Matata Makalamba, était l’invité, ce vendredi, du magazine hebdomadaire Débat Tshopolais. Au cours de cette émission, l’élu de la Tshopo s’est exprimé sur plusieurs sujets d’actualité, notamment le bilan de ses vacances parlementaires, son engagement au sein de l’UDPS, le dialogue national annoncé par le président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, ainsi que la stabilité des institutions provinciales.

Parmi les questions abordées figure le fonctionnement du caucus des députés nationaux de la Tshopo, une structure appelée à favoriser la concertation entre les élus nationaux de la province autour des préoccupations communes de leurs électeurs.

Interrogé sur la dynamique actuelle de cette structure, l’honorable Patrick Matata Makalamba a reconnu ne pas avoir participé aux réunions du caucus au cours de la session parlementaire écoulée.

« Personnellement, je n’ai pas été dans une réunion du caucus au courant de toute la session qui vient de passer », a-t-il déclaré.

Pour l’élu national de Kisangani, le caucus demeure avant tout un cadre informel dont la pertinence dépend de sa capacité à produire des résultats concrets. Il estime qu’une telle structure peut être sollicitée lorsqu’elle permet de mutualiser efficacement les efforts des parlementaires sur des questions intéressant la province.

Dialogue national : attendre la rentrée parlementaire

Abordant la question du dialogue national annoncé par le chef de l’État le 28 août dernier, le professeur Patrick Matata Makalamba a rappelé que cette annonce est intervenue alors que les députés nationaux de la Tshopo se trouvaient encore en vacances parlementaires.

Dans ce contexte, les élus se trouvaient dispersés dans leurs différentes zones de responsabilité, ce qui, selon lui, ne favorisait pas encore une concertation collective au niveau du caucus.

Le retour à Kinshasa pour la session parlementaire de septembre pourrait toutefois offrir un nouveau cadre de discussion.

« Peut-être qu’au retour, lors de la session de septembre, si le caucus trouve que c’est bien d’être dans un cadre où nous mutualisons nos efforts pour passer un message au niveau de la Tshopo, je ne trouve pas le mal », a expliqué le député national.

Cette position laisse entrevoir la possibilité d’une nouvelle mobilisation du caucus autour des grandes questions nationales, notamment celles susceptibles d’avoir des répercussions sur la province de la Tshopo.

Une solidarité appelée à retrouver son élan

Le professeur Patrick Matata Makalamba s’est également voulu rassurant sur l’avenir du caucus des députés nationaux de la Tshopo. Il rappelle que cette structure avait entamé la législature dans un esprit de solidarité entre ses membres.

Pour lui, les difficultés ou les périodes de faible activité que peut connaître un regroupement politique ou institutionnel ne constituent pas nécessairement une rupture définitive.

« Vous savez que les acteurs politiques ont des saisons. Je crois que ce qui a été et c’est ce qui sera. Notre caucus a très bien commencé la législature dans une solidarité », a-t-il fait observer.

L’élu national compare cette évolution aux cycles que connaissent les différentes structures sociales : « C’est un corps comme tous les corps sociaux, ça peut connaître des moments de balbutiements, ça va passer. »

Un message qui se veut donc davantage conciliant que polémique, alors que la question de la cohésion des élus nationaux de la Tshopo reste particulièrement importante pour la défense des intérêts de la province au niveau national.

Au-delà du caucus, le professeur Patrick Matata Makalamba a profité de son passage dans Débat Tshopolais pour revenir sur ses activités réalisées durant les vacances parlementaires et préciser sa position sur plusieurs enjeux politiques de l’heure, notamment son rôle au sein de l’UDPS, le dialogue national et la stabilité des institutions provinciales. Nous y reviendrons.

Son intervention intervient à quelques jours de la rentrée parlementaire de septembre, période qui pourrait permettre aux élus nationaux de la Tshopo de renouer avec une dynamique collective autour des dossiers majeurs concernant la province.

FROK