Kisangani, RDC – Un nouveau chapitre s’ouvre pour la sécurité de la province de la Tshopo. Lundi dernier, le général Elvis Palanga Nawej, fraîchement nommé à la tête de la Police nationale congolaise (PNC) dans cette région du nord-est de la République démocratique du Congo, a foulé le sol de Kisangani. À sa descente d’avion, c’est un homme résolu, le regard franc et le ton ferme, qui a livré un message clair à la population : restaurer la paix, par la discipline et la rigueur.
Accueilli par un détachement d’officiers de la PNC et les épouses de policiers regroupées au sein de leur association, le général Palanga Nawej a immédiatement pris la mesure de sa mission. Une revue de troupes solennelle a marqué son entrée officielle dans la ville, symbole fort de sa prise de commandement.
« Dès ce lundi, des décisions importantes seront prises pour renforcer la sécurité de nos administrés », a-t-il annoncé devant la presse, ajoutant que « toutes les données concernant les menaces identifiées sont disponibles », preuve d’un commandement déjà informé et prêt à agir.
Une stratégie axée sur la proximité et la collaboration
Le général Palanga n’est pas un inconnu dans les milieux sécuritaires congolais. Son passage au Maniema, qu’il quitte aujourd’hui pour la Tshopo, a laissé l’image d’un officier méthodique, soucieux de résultats sur le terrain. À Kisangani, il entend s’appuyer sur un principe fondamental : la coopération entre la population et les forces de l’ordre.
« La sécurité est l’affaire de tous. Sans la population, notre action serait limitée », a-t-il rappelé, insistant sur une approche communautaire de la sécurité. Une stratégie qui a fait ses preuves dans des contextes similaires, notamment face à la criminalité urbaine et aux poches d’insécurité dans certaines zones rurales.
Un message rassurant dans un climat de vigilance
Face à une population lassée par l’insécurité endémique, les kidnappings sporadiques et les cas de banditisme signalés ces derniers mois, le message du général Palanga se veut à la fois ferme et rassurant. « Je suis déjà sur place, et je tiens à rassurer chacun que toutes les dispositions nécessaires seront prises pour garantir votre sécurité », a-t-il martelé, dans un premier discours très attendu.
Son prédécesseur, le général François Kabeya Makosa, rappelé à Kinshasa pour d’autres fonctions, laisse derrière lui une situation sécuritaire encore fragile. Le nouveau patron de la PNC dans la Tshopo aura donc fort à faire pour restaurer la confiance, renforcer les capacités d’intervention des unités locales et éradiquer les réseaux criminels identifiés.
Un défi à la hauteur d’un général de terrain
La mission du général Palanga s’annonce complexe, mais les premiers signaux envoyés laissent entrevoir une gestion axée sur l’anticipation, l’action ciblée et le dialogue avec les communautés locales. La Tshopo, en quête de stabilité durable, espère désormais que le nouveau chef de la police saura traduire ses paroles en actes, et faire de cette province une véritable « oasis de paix », comme il s’y est engagé.
Le rendez-vous est pris. Les regards sont désormais tournés vers la nouvelle stratégie sécuritaire du général Elvis Palanga Nawej. Le compte à rebours de la confiance populaire a commencé.
FROK
