Comment sauver la foresterie communautaire au Bas-Uélé ? La réponse du chercheur Victor Nanyonzi ( Défense UNIKIS)

Redaction
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Couronné par la mention Distinction lors de la soutenance de son Diplôme d’Études Supérieures (DES) en Sciences agronomiques à l’Université de Kisangani (UNIKIS), l’ingénieur Victor Nanyonzi Mabonda apporte une contribution scientifique capitale sur l’avenir de la foresterie en République Démocratique du Congo.

​Défendu devant un jury d’experts présidé par le Professeur Ordinaire Nshimba Seya wa Malale (Promoteur) et le Professeur Tshimpanga Ongona (Co-promoteur), son travail s’intitule : « Perceptions locales des initiatives des Concessions Forestières des Communautés Locales (CFCL) en RDC : cas de Bopale et Gambé, Territoire de Buta, Province du Bas-Uélé ».

​En enquêtant auprès de 227 ménages, le chercheur met en lumière un bilan mitigé, oscillant entre espoir écologique et déception socio-économique :

  • Un soutien populaire affirmé : Le modèle des CFCL séduit. 70% des habitants y adhèrent et 69% se disent satisfaits de cet outil de préservation environnementale. La prise de conscience écologique est désormais ancrée au sein des populations riveraines.
  • Le piège d’une gestion verticale : Le modèle souffre d’un déficit démocratique. 60% des villageois estiment que les décisions sont imposées « d’en haut » par les comités CFCL et les chefs coutumiers. En conséquence, l’implication réelle de la base plafonne à 50%.
  • L’urgence de retombées concrètes : Près de la moitié des répondants déplorent la faible présence de l’État, laissant les ONG porter seules ces initiatives. Les bénéfices attendus (création d’emplois, pistes d’accès, écoles, hausse des revenus agricoles) se font toujours attendre.

​Pour transformer ce potentiel en levier de développement, l’ingénieur Victor Nanyonzi Mabonda recommande une gouvernance plus inclusive, un réengagement fort de la puissance publique et des programmes de formation adaptés pour garantir l’autonomie durable des communautés du Bas-Uélé.

FROK