L’Université de Kisangani (UNIKIS) vient de franchir une étape majeure dans la restructuration de son offre académique. Par une décision prise le 5 décembre 2025, le recteur, le professeur Mathieu KIRONGOZI Bometa, a annoncé la création de deux nouvelles facultés : la Faculté des sciences pharmaceutiques et la Faculté de santé publique.
Cette réforme intervient dans un contexte marqué par des effectifs devenus difficiles à maîtriser au sein de l’ancienne Faculté de médecine et pharmacie, où la pression démographique étudiante et les limitations infrastructurelles constituaient un véritable casse-tête pour le bureau du décanat.
Selon le recteur, ces deux nouvelles entités académiques entreront directement en fonction dès l’année académique 2025-2026.
Une réorganisation stratégique des espaces
Dans ses explications, le professeur Mathieu KIRONGOZI Bometa précise que la Faculté des sciences pharmaceutiques, tout en conservant son laboratoire au sein de la Faculté de médecine, bénéficiera de plusieurs auditoires mis à disposition à la Faculté des sciences.
De son côté, la Faculté de santé publique prendra ses quartiers dans le bâtiment récemment érigé à la Faculté de psychologie et des sciences de l’éducation. Toutefois, le comité de gestion devra encore compléter quelques salles pour répondre entièrement aux besoins en auditoires.
Une université qui s’étend et se modernise
Avec ces deux ajouts, l’UNIKIS comptera désormais dix facultés, réparties comme suit :
1. Psychologie et sciences de l’éducation
2. Sciences
3. Gestion des ressources renouvelables
4. Sciences économiques et de gestion
5. Lettres et sciences humaines
6. Droit
7. Sciences sociales, politiques et administratives
8. Médecine
9. Sciences pharmaceutiques
10. Santé publique
À ces facultés s’ajoutent également les écoles supérieures d’Hôtellerie et Tourisme, ainsi que celle de Pêche et Aquaculture, confirmant la dynamique d’expansion de l’Université de Kisangani.
Une réponse aux enjeux de formation dans le secteur de la santé
La création de ces deux facultés spécialisées est perçue comme une réponse structurante aux défis grandissants de la formation dans les domaines de la santé, particulièrement dans un contexte provincial où la demande en professionnels qualifiés ne cesse d’augmenter.
Elle marque également une volonté claire du comité de gestion d’améliorer les conditions d’apprentissage et d’assurer une meilleure qualité de l’encadrement universitaire.
Avec cette réforme, l’UNIKIS consolide sa place parmi les institutions d’enseignement supérieur qui anticipent les besoins futurs du pays en matière de recherche, de formation et de développement des compétences.
FROK
