Kinshasa, 26 septembre 2025 – La Chambre basse du Parlement a tranché. Réunis en séance plénière ce vendredi, les députés nationaux ont examiné les pétitions qui visaient plusieurs membres encore en fonction du bureau de l’Assemblée nationale. Au terme d’un débat nourri, trois personnalités politiques, jusque-là sous le feu des critiques, ont été officiellement blanchies.
Étaient concernés : Jacques Ndjoli Eseng’ekeli, rapporteur du bureau, Chimène Poli Poli, questeure, et Grâce Neema, questeure adjointe. La Commission spéciale mise sur pied pour examiner les griefs avait préalablement rendu ses conclusions. Concernant Jacques Djoli, deux reproches avaient été formulés. Mais, à l’issue d’un vote sans équivoque, la plénière a estimé ces griefs « non fondés ». Résultat : 21 voix contre la motion et une seule abstention.
Ce verdict entraîne un effet domino : non seulement Ndjoli est réhabilité dans ses fonctions, mais il entraîne avec lui une consolidation de la position de ses collègues, Poli Poli et Neema, également blanchies par la même décision.
Cette clarification intervient dans un contexte marqué par de fortes secousses institutionnelles. En effet, deux démissions avaient déjà été actées ces dernières semaines : celle du président du bureau, Vital Kamerhe, et de la rapporteure adjointe, Dominique Munongo.
Ainsi, sur les cinq membres initialement visés par des pétitions, trois sortent indemnes et deux ont choisi la voie du retrait volontaire. La décision du jour conforte la stabilité du bureau, même si le climat politique reste chargé au Palais du Peuple.
