Agriculture : le Professeur Nzanza salue l’arrivée de Muhindo Nzangi et trace la voie vers une réforme en profondeur

Redaction
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La nomination de l’honorable Muhindo Nzangi Butondo au ministère de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire dans le gouvernement SUMINWA 2 ne laisse pas indifférent. Quelques heures seulement après l’annonce officielle, le Professeur Jean-Robert Nzanza Bombiti, PhD (Agric), MBA, Postgrad AI (Université du Texas à Austin, USA) et ancien gouverneur du Bas-Uélé, a réagi en qualifiant cet événement d’« opportunité historique pour refonder le secteur agricole congolais ».

Pr NZANZA

Dans un entretien avec depechesdelatshopo.com, il a salué le choix du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, y voyant un signal fort de la volonté politique de faire passer la RDC « d’une agriculture de survie à une agriculture de puissance ».

Un ministre déjà rompu aux réformes

Pour le Professeur Nzanza, le nouveau ministre n’est pas un novice en matière de réformes. À l’Enseignement supérieur, il a piloté l’application effective du système Licence-Master-Doctorat (LMD). Au Développement rural, il a initié des actions concrètes sur le terrain. « Ce portefeuille stratégique exige à la fois vision et pragmatisme, et le ministre Nzangi a déjà prouvé qu’il possédait ces deux qualités », a-t-il affirmé.

Les chantiers qui attendent

L’expert énumère les défis à relever :

  • Identifier clairement les bénéficiaires des intrants agricoles ;
  • Mettre en place une cartographie de la fertilité des sols ;
  • Organiser et rendre visibles les producteurs dans les données officielles ;
  • Améliorer le suivi et l’évaluation des campagnes agricoles ;
  • Se conformer aux normes internationales, en particulier le règlement EUDR, pour éviter le blocage des exportations vers l’UE dès 2025.

« Distribuer des semences sans analyse de sol, c’est comme construire une maison sans fondations », a illustré le professeur.

Une feuille de route en cinq points

Le Professeur Nzanza propose :

  1. Structurer les filières agricoles avec un registre national des producteurs.
  2. Réaliser un diagnostic complet des sols à l’échelle nationale.
  3. Instaurer un système de traçabilité et de certification conforme aux standards mondiaux.
  4. Former et déployer un corps national de moniteurs agricoles.
  5. Produire localement des semences certifiées adaptées aux réalités régionales.

L’appui de la technologie et l’engagement personnel

Nzanza plaide pour l’usage des technologies, y compris l’intelligence artificielle, afin de planifier les cultures, prédire les rendements et rationaliser l’utilisation des ressources.

Il conclut en réaffirmant sa volonté de contribuer à cette réforme :

« La RDC a les terres, les hommes et le climat pour devenir une puissance agricole régionale d’ici 2030. Il ne manque qu’une structuration efficace et une volonté ferme. Je suis prêt à mettre mon expertise au service de cette ambition. »

Avec un leadership politique clair et une feuille de route technique, l’agriculture congolaise pourrait bien amorcer une transformation durable.

FROK