Vol à mains armées à Kisangani : Deux enseignants d’université attaqués, un important butin emporté

Redaction
616 Views

La recrudescence de l’insécurité urbaine à Kisangani continue de semer l’émoi, particulièrement au sein du corps enseignant de l’Enseignement supérieur et universitaire. Dans la nuit du mercredi 17 au jeudi 18 décembre 2025, deux enseignants ont été victimes d’attaques de la part de bandits armés opérant avec une audace inquiétante.

Le premier cas concerne le professeur Gembu, de la Faculté des Sciences de l’Université de Kisangani. Les malfaiteurs ont réussi à s’introduire dans sa résidence située sur la troisième avenue bis numéro 15, au bloc Ciméstan, quartier Kongakonga, dans la commune de Kisangani. Selon un membre de la famille, les bandits avaient déjà rôdé dans les parages avant de passer à l’acte.

« Les bandits sont revenus aujourd’hui vers 22 heures et se sont cachés au plafond. Heureusement, les enfants ont alerté. Nous avons fait appel à la police et, heureusement, elle est arrivée rapidement. Après un échange de tirs, les assaillants ont pris la fuite », a-t-il témoigné.

Grâce à la promptitude de l’intervention policière et à la vigilance des occupants de la maison, le pire a été évité, même si la peur et le traumatisme restent vifs au sein de la famille.

Dans la même nuit, dans un autre coin de la ville, le professeur Ezenge Shalayi, enseignant à l’IFA Yangambi, a subi une attaque plus dommageable. Son domicile, situé au bloc Météo, derrière le complexe scolaire Bawa, au quartier Plateau Médical dans la commune de Makiso, a été pris d’assaut par des bandits lourdement armés. Ces derniers ont réussi à emporter un important butin, notamment 8 000 dollars américains, deux ordinateurs portables, six téléphones et d’autres biens de valeur.

Ces deux incidents, survenus la même nuit, renforcent le sentiment d’insécurité qui gagne la population boyomaise et soulèvent de sérieuses inquiétudes quant à la protection des enseignants, figures clés du développement intellectuel et scientifique de la province. Ils relancent également le débat sur l’efficacité des dispositifs de sécurité nocturne dans les quartiers résidentiels.