La dernière cible de cette session d’échange de trois jours sur les leçons apprises du processus électoral 2023 en RDC, c’est notamment les communautés de base, les personnes vivant avec handicap et albinisme ainsi que les peuples autochtones pygmées de la province de la Tshopo.
Ainsi, les recommandations issues des travaux sont liées entre autres à la question de l’organisation générale des élections dans le pays. Pour cela il faut une évaluation du processus électoral sous le grand format d’ un état des lieux pour voir comment améliorer le processus dans l’avenir.
Alphonse LONGONGO, président de la coordination provinciale du cadre de concertation de la société civile Tshopo énumère les autres recommandations.
Il s’agit de la révision de la constitution et de la loi électorale pour permettre que la notion de la caution soit allégée en faveur des personnes vivant avec handicap et des peuples autochtones pygmées, des couches sociales dépourvues des moyens financiers. En outre, ces trois couches sociales appellent de tous leurs vœux à la révision de la constitution du 18 février 2006 telle que révisée à ce jour et de la loi électorale pour leur cooptation à l’assemblée nationale, au sénat, aux assemblées provinciales et aux conseils communaux comme cela est déjà le cas des chefs coutumiers dans les organes délibérants provinciaux.
A la société civile, il a été recommandé de mobiliser les moyens nécessaires pour jouer son rôle en ce qui concerne la sensibilisation et l’observation électorale.
Une recommandation est adressée aux partenaires techniques et financiers qui doivent tenir compte des organisations qui travaillent déjà sur le terrain pour la sensibilisation électorale et leur donner des moyens pour que le travail commence au lieu d’attendre lorsque les élections seront annoncées. Il faut des formations spécialisées pour les peuples autochtones affin qu’ils comprennent déjà le processus électoral en amont au lieu d’attendre le moment venu.

Une autre recommandation porte sur le partage du rapport qui ne doit pas être l’apanage de IFES et USAID qui ont financé les sessions d’échanges, mais que le rapport soit partagé à toutes parties prenantes mais aussi aux participants qui ont donné leurs réflexions.
Par la même occasion, les participants ont déploré le fait que de telles activités se limitent seulement en ville et les milieux ruraux n’en bénéficient pas. Voilà pourquoi il faut réfléchir ensemble pour voir comment les organiser au niveau des territoires pour faire en sorte qu’un grand nombre des congolais participent aussi à l’évaluation, à la formulation des recommandations et à leur mise en œuvre pour des élections inclusives en 2028.
Pour leur part, présent à la séance d’ouverture, Exupéry ASSAMBI de la CENI et Martial BUDUILE de IFES ont encouragé les participants pour l’assiduité.
A noter que ces sessions d’échange portant sur les leçons apprises du processus électoral 2023 en RDC ont été organisées par la coordination provinciale du cadre de concertation des organisations de la société civile dans la Tshopo avec l’appui technique et financière de la Fondation internationale pour les systèmes électoraux, en sigle IFES et l’USAID.
FROK
