Kisangani — En mission dans la province de la Tshopo, le président du conseil d’administration de l’Office des Routes, Dieudonné Tshingombe Kolongo, a effectué ce samedi 29 août 2026 une descente sur la Route nationale numéro 4, axe Kisangani-Bunia, pour s’enquérir de l’état d’avancement des travaux exécutés par l’entreprise chinoise China Communications Construction Company (CCCC).
Cette visite d’inspection intervient alors que la première phase du projet, prévue pour une durée de 22 mois, est arrivée à échéance. Sur le terrain, le PCA de l’Office des Routes a parcouru plusieurs points du chantier, notamment au PK 14, où il a reçu des explications des techniciens sur les travaux d’assainissement réalisés sur la partie de la route qui n’est pas encore asphaltée.
La délégation s’est ensuite rendue sur la section déjà revêtue, longue de 22 kilomètres. Accompagné des experts, Dieudonné Tshingombe Kolongo a examiné la qualité de la chaussée et du revêtement bitumineux réalisé par l’entreprise chinoise.
À l’issue de cette ronde, le PCA s’est rendu à la base-vie de la CCCC, où il a tenu une séance de travail avec les responsables de l’entreprise. Au cœur des échanges : l’état d’exécution du projet et surtout la question du financement, qui constitue désormais un frein à la poursuite normale des travaux.
Le financement, principal point de blocage
Livrant ses impressions à la presse, Dieudonné Tshingombe Kolongo a reconnu que les travaux avaient atteint un niveau d’exécution appréciable, mais a déploré leur quasi-arrêt en raison des difficultés liées au paiement.
Selon lui, une année s’est écoulée depuis le dernier paiement, alors que l’entreprise dispose déjà sur le site des matériaux nécessaires à la poursuite des travaux.
« Les travaux avancent très bien, à un pourcentage élevé, mais les travaux sont presque à l’arrêt parce qu’il y a un problème de financement », a-t-il expliqué, promettant de plaider pour le paiement afin de permettre à l’entreprise de reprendre pleinement ses activités et de finaliser les ouvrages.
Le PCA a toutefois exhorté la CCCC à poursuivre, dans la mesure du possible, les travaux d’assainissement. Il a notamment relevé que les dalots étaient déjà terminés, ce qui permet de poursuivre certaines interventions en attendant la résolution du problème financier.
Un projet présenté comme prioritaire
Dieudonné Tshingombe Kolongo a également souligné l’importance accordée à ce projet d’asphaltage par le chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Il a, dans ce cadre, salué l’engagement du ministre des Infrastructures, Travaux publics et Reconstruction, présenté comme particulièrement actif dans le suivi des projets routiers sur le terrain.
Pour le PCA de l’Office des Routes, la mobilisation des ressources financières demeure donc indispensable pour éviter une prolongation du chantier au-delà des délais prévus et permettre aux populations de bénéficier pleinement de cette infrastructure.
Appel à la protection de la route
Au-delà de la question du financement, le président du conseil d’administration de l’Office des Routes a lancé un appel à la responsabilité des usagers et des riverains de la RN4.
Il les a exhortés à s’approprier cette infrastructure et surtout à la protéger contre les actes de dégradation et de vandalisme. Il a notamment appelé la population à ne pas voler les matériaux utilisés dans le cadre du chantier.
Les usagers sont également invités à éviter certaines pratiques susceptibles d’endommager la chaussée nouvellement asphaltée. En cas de panne d’un véhicule, le PCA déconseille notamment de creuser la route pour tenter de résoudre le problème.
L’enjeu est désormais double : obtenir le financement nécessaire à la reprise et à la finalisation des travaux, tout en garantissant la préservation des ouvrages déjà réalisés.
Sur cet axe stratégique reliant Kisangani à Bunia, l’avancement du chantier reste ainsi étroitement lié à la disponibilité des financements et à la responsabilité collective des différents acteurs et usagers de la route.
FROK
