Par un ton ferme et assumé, le gouvernement de la République Démocratique du Congo a officiellement annoncé que le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, ainsi que le conseiller spécial du chef de l’État en matière de sécurité, Eberande Kolongere, ne répondront pas à l’invitation de la Fondation Thabo Mbeki.
C’est le ministre de la Communication et Médias, porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe, qui l’a déclaré lors d’un point de presse, en soulignant le caractère « inopportun » de cette initiative.
À ses yeux, la conférence projetée par l’ancien président sud-africain tombe mal, dans un contexte où la RDC fait face à une agression persistante et documentée. « Le gouvernement de la République ne saurait cautionner une rencontre pilotée par une personnalité qui, à plusieurs reprises, a publiquement affiché une posture de complaisance, voire de défense, vis-à-vis de ceux qui agressent et endeuillent notre peuple », a martelé le porte-parole du gouvernement.
Cette décision s’inscrit dans la ligne de fermeté que Kinshasa adopte désormais face aux tentatives d’internationalisation des questions internes congolaises par des acteurs perçus comme peu neutres ou sensibles à la souffrance du peuple.
En déclinant l’invitation, les autorités congolaises rappellent leur attachement à une diplomatie de souveraineté et de responsabilité, tout en mettant en garde contre les initiatives qui, sous couvert de dialogue, risquent de légitimer les bourreaux du peuple congolais.
