C’est dans la solennité que la Dynamique pour le Développement du Bas-Uélé (DDBU) a organisé, ce samedi 3 mai 2025, une cérémonie à double volet au cœur de Kisangani, capitale provinciale de la Tshopo. L’événement, qui a réuni les ressortissants de la province sœur du Bas-Uélé, a célébré à la fois le nouvel an 2025 et les 17 ans d’existence de la DDBU, dans une ambiance alliant tradition et esprit de renouveau.
Dans un cadre somptueux, l’hôtel Palm Beach, la cérémonie a accueilli une pléiade de personnalités dont le représentant du gouverneur de la province de la Tshopo, le bourgmestre de Makiso ainsi que des invités des communautés sœurs — ISONGASONGA, SAMAWILANGI, LENGOLA LISUNGAMELI, MANIEMA-UNION et YIRA — venus témoigner de leur solidarité.

Dans son discours central, le président de la DDBU, Dr Jean Mopepe, a retracé l’histoire de cette structure associative née de la mutation de l’ancienne ADBU, créée dans les années 1990. Le 1er mai 2008, une date désormais historique, a vu la naissance officielle de la DDBU dans l’enceinte du collège Maele à Kisangani, sous une pluie symbolique bénie par la présence du feu gouverneur de la Province Orientale, Médard Autsai Asenga, et du patriarche Raymond Mokeni Ekopi Kane, deux figures emblématiques que la communauté a honorées par un moment de recueillement plein d’émotion.

Un comité qui redonne vie à une association en veille
Après douze ans de silence, c’est en novembre 2023 que la DDBU a été relancée par une poignée de ressortissants déterminés à raviver la flamme. Sous le mot d’ordre « DDBU : Un pour tous, Bas-Uélé : Tous pour un », le comité actuel affiche des résultats palpables : plus de 400 membres regroupés en six sections communautaires, une adresse physique à Boyoma, 106 chaises acquises grâce aux contributions, et surtout, une régularisation juridique en cours grâce au soutien de plusieurs personnalités. Il a cité le professeur Jean-Paul Nemoyato, la ministre Noella AYEGANAGATO, les honorables Grâce NEEMA et Aminata Namasia, professeur Flavien ADIPEPE, Monsieur Étienne SANZA sans oublier le gouverneur du Haut-uele Jean Bakomito.
Le comité conduit par le Dr Mopepe est appuyé par le professeur René Kwazine, vice-président, Guy Musambala au secrétariat, assisté de M. Mitadi, et Jean Mbenga aux relations publiques. Ensemble, ils ont orchestré 16 assemblées générales ordinaires, témoignant d’un dynamisme organisationnel sans précédent.

Un moment d’unité et de culture
La soirée fut également rythmée par des prestations de musique traditionnelle et de danses folkloriques venues tout droit du terroir : un vibrant rappel de l’âme du Bas-Uélé, incarnée par ses filles et fils venus des six territoires — Aketi, Ango, Bondo, Bambesa, Buta et Poko. Ce fut un véritable carrefour culturel où fraternité, partage et solidarité ont servi de ciment à une diaspora désormais consciente de son rôle dans le développement de sa province d’origine.
Prenant la parole au nom de l’autorité provinciale, M. Augustin Ewelo, secrétaire exécutif adjoint du gouvernement provincial de la Tshopo a salué une initiative porteuse de cohésion et d’émulation intercommunautaire. Une voix officielle qui vient conforter les efforts d’une DDBU décidée à écrire une nouvelle page de son histoire.
Entre nostalgie des pionniers et optimisme des bâtisseurs de demain, la DDBU renaît avec une ambition claire : devenir un vecteur de solidarité et de développement pour le Bas-Uélé. Un symbole fort que ce double événement : celui d’un peuple qui ne se contente pas de célébrer, mais qui se relève, s’organise et bâtit, avec foi et persévérance.
Un extrait de l’ambiance ( Vidéo)
FROK
