La ville de Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, fait face à une résurgence préoccupante du choléra. Depuis le mois d’avril, le Centre de traitement des épidémies (CTE) situé dans la zone de santé de Makiso-Kisangani a enregistré 21 cas confirmés de cette maladie hydrique, dont 9 sont encore hospitalisés à ce jour.
Selon le personnel médical du centre, aucun décès n’a été enregistré jusque-là. Une nouvelle qui rassure, certes, mais ne doit pas faire oublier les défis auxquels cette structure fait face. Périsse Litombe, délégué syndical Santé, tire la sonnette d’alarme : « La prise en charge optimale des patients internés et celle du personnel soignant laissent à désirer. Les moyens sont insuffisants, tant sur le plan logistique que sur celui de la motivation du personnel. »

Une préoccupation que reconnaît la Division provinciale de la santé. Son chef intérimaire, Antoine Litoko, admet les difficultés, mais affirme que « la situation est sous contrôle, grâce à l’appui de certains partenaires techniques et financiers. » Il appelle les prestataires de santé à faire preuve de patience et de professionnalisme dans cette phase critique.
Le CTE, qui avait servi à l’isolement des cas de Covid-19 au plus fort de la pandémie, reçoit également aujourd’hui des cas suspects de Monkey Pox, autre pathologie sous surveillance dans la région.
Alors que les épidémies se multiplient et que les capacités d’accueil sont limitées, le besoin d’un soutien accru, tant logistique qu’humain, devient urgent. Kisangani n’est pas à l’abri d’une crise sanitaire plus large si des mesures structurelles ne sont pas prises dans les plus brefs délais.
À suivre de près.
