Kisangani : Aéroport de Bangoka ciblé par des drones armés : une attaque sophistiquée contenue par les FARDC ( communiqué)

Redaction
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La province de la Tshopo a frôlé, ce week-end, une escalade sécuritaire majeure. L’aéroport international de Bangoka, maillon stratégique du dispositif logistique et humanitaire du nord-est de la RDC, a été la cible d’une attaque armée menée à l’aide de drones kamikazes chargés de munitions non conventionnelles.
Dans un communiqué officiel lu dimanche soir sur les ondes de la RTNC Kisangani, le porte-parole du Gouvernement provincial, Senold Tandia Akomboyo, a indiqué que l’attaque s’est déroulée entre le samedi 31 janvier à l’aube et le dimanche 1er février aux environs de 2 heures du matin. Les engins hostiles, constitués de plusieurs sous-munitions, visaient à provoquer des dégâts humains et matériels d’ampleur.
Selon les autorités provinciales, cette opération armée est attribuée au Rwanda et à ses supplétifs de l’AFC/M23, dans ce qui est qualifié d’agression persistante contre la souveraineté de la République démocratique du Congo, en violation manifeste du droit international humanitaire.
Maîtrise opérationnelle et neutralisation des menaces
Face à cette menace aérienne inédite dans la région de Kisangani, les Forces armées de la RDC ont fait preuve d’une vigilance accrue et d’une réactivité décisive. Huit drones ennemis ont été détectés, interceptés et neutralisés avant d’atteindre leurs objectifs, empêchant ainsi tout scénario catastrophe.
Le Gouvernement provincial salue le professionnalisme des FARDC, opérant sous les orientations sécuritaires du Commandant suprême, le Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, avec l’appui des partenaires engagés aux côtés de la RDC dans la stabilisation du territoire national.
Un signal d’alerte sur le processus de paix
Pour les autorités de la Tshopo, cette attaque constitue un signal clair de la volonté de saboter les efforts diplomatiques en cours, notamment l’accord de paix signé à Washington. Elle révèle, selon le communiqué, une stratégie de déstabilisation visant des infrastructures civiles sensibles, en totale contradiction avec les engagements internationaux du Rwanda.
Le Gouvernement provincial appelle, à cet effet, la communauté internationale à adopter une posture plus ferme, estimant que les condamnations verbales ne suffisent plus face à une agression qui dure depuis plus de trente ans.
Population rassurée, vigilance maintenue
Sur le terrain, les autorités se veulent rassurantes. La situation sécuritaire à Kisangani et dans l’ensemble de la province est jugée maîtrisée, avec un déploiement effectif et permanent des forces de défense et de sécurité.
La population est invitée à poursuivre normalement ses activités, à éviter toute panique et à se méfier des rumeurs. Les habitants vivant aux alentours de l’aéroport de Bangboka, qui avaient commencé à se déplacer par crainte, sont appelés à regagner leurs domiciles, aucune menace immédiate n’étant signalée.
La sécurité, une responsabilité partagée
Enfin, le Gouvernement provincial réaffirme son soutien indéfectible au Chef de l’État et aux FARDC, engagés pour la défense de l’intégrité territoriale jusqu’au sacrifice suprême. Il insiste sur l’importance de la vigilance citoyenne, appelant chaque habitant à signaler sans délai tout comportement suspect aux services compétents.
Dans un contexte régional tendu, les autorités rappellent que la sécurité de la province repose sur une synergie permanente entre les forces de sécurité et la population, condition essentielle pour faire face aux menaces asymétriques croissantes.