L’organisation humanitaire Médecins Sans Frontières (MSF) a présenté, ce mardi à Kisangani, le bilan de ses interventions menées au cours de l’année 2025 dans les quatre provinces issues de l’ancienne Grande Orientale. C’était à l’occasion d’un point de presse animé par les responsables de l’organisation, dans un contexte humanitaire toujours fragile à l’Est et au Nord-Est de la République démocratique du Congo.

Selon MSF, l’année 2025 a été particulièrement éprouvante, marquée par une succession d’urgences sanitaires et humanitaires ayant exigé des réponses rapides, coordonnées et adaptées. Les équipes de Kisangani Emergency Response (KERE) ont été déployées sur plusieurs fronts pour faire face à des alertes multiples, allant des épidémies de rougeole, de méningite, de choléra, de Mpox, aux fièvres hémorragiques virales, sans oublier les conséquences sanitaires des catastrophes naturelles, des violences armées, des afflux massifs de blessés et des déplacements forcés de populations dans les provinces du Bas-uele, Ituri et de la TSHOPO.
Dans ce contexte, MSF affirme avoir renforcé ses mécanismes d’intervention d’urgence afin de répondre efficacement aux besoins vitaux des communautés affectées, en étroite collaboration avec les autorités sanitaires locales.
Concernant la province du Bas-Uele, notamment dans la zone de santé d’Ango, confrontée à la fois à une forte prévalence du paludisme et à des mouvements importants de populations, principalement des réfugiés en provenance de la République centrafricaine.
À ce titre, 5 934 enfants ont été pris en charge pour le traitement du paludisme dans la zone de santé d’Ango au cours de l’année écoulée. Par ailleurs, 5 383 réfugiés centrafricains ont bénéficié d’une assistance médicale et humanitaire à Zapay, dans l’aire de santé de Ndiamana, toujours dans la même zone de santé.
Pour MSF, ces chiffres traduisent à la fois l’ampleur des besoins humanitaires dans cette partie du pays et l’importance de maintenir une présence humanitaire soutenue. L’organisation a réaffirmé son engagement à poursuivre ses actions en 2026, tout en appelant à un renforcement de la mobilisation collective face aux crises sanitaires et humanitaires récurrentes qui continuent de fragiliser les populations les plus vulnérables.
FROK
