La presse de l’Espace Grande Orientale, et plus particulièrement celle du Haut-Uele, s’est réveillée ce matin avec un goût de cendre et de larmes. Les chevaliers de la plume et du micro portent le deuil. Un deuil lourd, brutal, presque irréel. L’un de nos plus vaillants soldats de l’information, un passionné de la première heure, s’en est allé. Xavier Tereka n’est plus.
Il n’a pas choisi de s’éteindre dans le confort feutré d’un lit d’hôpital, mais sur le front, fidèle à son serment sacerdotal. Ce samedi 18 juillet 2026, alors qu’il se trouvait en pleine mission de service aux côtés du Vice-Gouverneur de province dans la cité minière de Durba, le destin a frappé avec la violence d’un éclair. Foudroyé. Mort sur le coup. Xavier est tombé l’arme à la main, son bloc-notes et son micro pour seuls boucliers.
Un parcours d’excellence et d’humilité
Pour ceux qui n’ont pas eu le privilège de croiser sa route, qui était réellement Xavier Tereka ?
Il était l’incarnation même du dévouement, de l’humilité et de la disponibilité constante. Sa rigueur intellectuelle et son style incisif, il les avait forgés à la prestigieuse école de l’Agence Congolaise de Presse (ACP), avant de mettre son expertise au service des institutions en intégrant la cellule de communication du cabinet du Gouverneur du Haut-Uele. Visionnaire et entrepreneurial, il pilotait également avec brio le média en ligne Actuafrique7. cd en tant que Directeur Général.
Au-delà des titres, Xavier était un seigneur de la déontologie. Son professionnalisme, son sens aigu du devoir et son engagement indéfectible pour une information libre et vérifiée resteront à jamais gravés dans les annales de notre corporation. Par la noblesse de son travail et la profondeur de ses qualités humaines, il a su marquer durablement ses confrères ainsi que tous ceux qui ont eu la chance de collaborer avec lui.
« Un journaliste ne meurt jamais tout à fait tant que ses écrits continuent de témoigner pour lui. Xavier a tracé des sillons que le temps ne pourra effacer. »
L’hommage de la confrérie
Le départ soudain de ce grand technicien des médias laisse un vide abyssal, non seulement dans les rédactions du Haut-Uele, mais à travers tout l’espace grand Orientale.
En ces heures d’indicible douleur, la rédaction de Dépêches de la Tshopo s’incline avec un profond respect devant la mémoire de ce digne confrère. Elle présente ses condoléances les plus attristées à sa famille biologique, si durement éprouvée, ainsi qu’à toute sa famille professionnelle.
À toi, Xavier, le voyageur de l’info, l’homme au sourire humble et au professionnalisme adoubé : que la terre de nos ancêtres te soit légère. Ton dernier reportage est éternel.
Repose en paix, Cher Confrère.
Alpha 26
