Le jeudi 3 avril 2025, la ville d’Isiro, chef-lieu de la province du Haut-Uele, a accueilli la clôture d’un atelier de renforcement de capacités dédié aux corps scientifiques sur la bibliothèque numérique nationale. L’atelier, d’une importance capitale pour le secteur de l’enseignement supérieur et universitaire (ESU), a vu la participation de divers acteurs de l’éducation venus des provinces voisines telles que l’Ituri et le Bas-Uele, en plus des délégués locaux.
Organisé par la Conférence des établissements ESU du Haut-Uele, cet événement a réuni des chefs d’établissements d’enseignement supérieur et universitaire, des secrétaires généraux académiques, des chercheurs, des informaticiens, des bibliothécaires ainsi que des représentants des étudiants. L’objectif était de renforcer les compétences des participants sur l’utilisation efficace des ressources numériques et de la bibliothèque nationale, un outil essentiel à la modernisation du système éducatif congolais.

Un message de reconnaissance et d’engagement
Dans son discours de clôture, le Professeur Frère Christophe-Marie MOGHA, président de la Conférence des établissements ESU du Haut-Uele, a salué l’implication des autorités tant nationales que provinciales pour avoir permis la tenue de cet atelier dans la province. Il a particulièrement rendu hommage à madame la ministre de l’enseignement supérieur et universitaire pour son soutien indéfectible à l’initiative.
M. MOGHA a souligné l’importance de mettre en pratique les connaissances acquises lors de cet atelier et de les diffuser au sein des différentes institutions participantes. Il a insisté sur le fait que cela est primordial dans le cadre de la mise en place du système LMD (Licence-Master-Doctorat), afin de renforcer la production scientifique et la recherche dans les universités.
Des défis à surmonter pour l’année académique
Le président a également abordé un sujet délicat concernant la quotité de connectivité pour l’année académique 2023-2024. Selon lui, plusieurs étudiants ont manifesté leur refus de s’acquitter de cette somme en raison de l’absence de formations adéquates et du manque de cartes SIM Academia et de cartes d’étudiants. Il a déploré cette situation, qui a freiné l’effort des institutions pour faire respecter cette règle, de peur de perturber l’ordre public. Il a donc suggéré aux délégués du ministère de l’ESU de prévoir une période de un mois supplémentaire pour permettre aux établissements de demander aux étudiants de s’acquitter de cette obligation.
Un appel pour des solutions aux problèmes d’accès à Internet
Si les participants se sont montrés satisfaits des apports de l’atelier, plusieurs ont exprimé le souhait que cette formation soit réorganisée l’année prochaine pour permettre aux participants de renforcer encore davantage leurs compétences. Cependant, un problème majeur a été soulevé : la connectivité Internet à Isiro. En effet, un accès limité à Internet dans cette région de la RDC pourrait poser des difficultés pour l’utilisation optimale de la bibliothèque numérique nationale, qui nécessite une connexion stable pour accéder aux données pédagogiques.
Ainsi, malgré les efforts de l’ESU pour moderniser l’enseignement, le développement de l’infrastructure numérique dans la région demeure un enjeu crucial. Les participants ont demandé au ministère de l’ESU de prendre en compte cette problématique pour garantir une accessibilité universelle aux ressources pédagogiques.
Un avenir prometteur pour l’enseignement supérieur à Isiro
Cet atelier, qui a permis de renforcer les capacités des acteurs de l’ESU dans la province du Haut-Uele, constitue un pas important vers l’amélioration du système éducatif congolais. En intégrant les technologies numériques dans l’enseignement supérieur, la RDC espère non seulement moderniser ses structures éducatives mais aussi offrir une formation de qualité à ses étudiants, quels que soient leur lieu de résidence et leurs moyens.
Les autorités de l’ESU et les établissements concernés continueront sans doute à multiplier ce type d’initiatives pour assurer un meilleur accès à l’information et à la formation, et ce, dans toutes les régions du pays. Mais le défi reste de taille : garantir un accès équitable à ces ressources dans un pays où l’infrastructure numérique reste encore largement inégale.
