UNIKIS : Dedollarisation de l’économie congolaise, la professeure Brigitte ANIBILONI analyse devant les étudiants la note du 3 juin 2024 de la gouverneure de la BCC

Redaction
1.5k Views
Participants

 » Utilisation des terminaux de paiement électronique et dédollarisation de l’économie congolaise : Analyse de la question. », c’est le thème au centre d’une conférence-débat organisée mercredi 10 juillet 2024 par la faculté des sciences économiques et de gestion de l’université de Kisangani.
C’est dans une amphithéâtre de l’unikis remplie des étudiants, enseignants et autres chercheurs intéressés par la question que l’oratrice du jour, la révérende sœur professeure Brigitte ANIBILONI Sungufue entretient l’assistance.

Tout est parti de la note de service de la gouverneure de la Banque Centrale du Congo datant du 3 juin 2024 relative aux mesures d’accompagnement du franc congolais dans le secteur de paiement. Ainsi, dans son exposé, elle a parlé successivement de la monnaie électronique, les terminaux de paiement électronique, la dollarisation d’une économie, les mesures de dedollarisation de 2012 par la BCC avant de s’appesantir sur la mesure du 3 juin 2024 de la gouverneure de la BCC. Concernant justement ce dernier point qui continue à diviser les économistes, la révérende sœur professeure Brigitte ANIBILONI Sungufue affirme que c’est une mesure intéressante pour lutter contre la dollarisation de l’économie en RDC. Car ladite mesure fait la promotion de l’utilisation du franc congolais et renforce la souveraineté monétaire.
Pour la réussite de la mesure de la gouverneure de la BCC, la révérende sœur professeure Brigitte ANIBILONI Sungufue qui est aussi l’administrateur de budget de l’université de Kisangani recommande de stabiliser et renforcer le franc congolais, développer des instruments de couverture de change, améliorer l’inclusion financière, renforcer la régulation des changes, procéder aux incitations financières et réglementaires, mener une campagne de communication et d’éducation quant à ce et enfin assurer une coordination avec les autorités locales sur la démarche.

De g à d, Pr EGUDRA et Pr ANIBILONI

Dans sa conclusion, la révérende sœur professeure Brigitte ANIBILONI Sungufue déclare que la mesure de la BCC du 3 juin 2024 est bonne dans sa conception. Mais le contexte de l’économie congolaise présente beaucoup plus des contraintes pour son efficacité. Même dans l’hypothèse du succès de la mesure, il reste des questions intéressantes notamment la proportion des agents économiques qui utilise ces instruments pour permettre de lutter efficacement contre la dollarisation. Sans ignorer que le taux d’inclusion financière reste toujours faible, de même pour la densité bancaire, la bancarisation et aussi la circulation fiduciaire en dehors du circuit bancaire reste très élevée.
Pour dedollariser l’économie congolaise, elle estime qu’il faudrait quelques préalables notamment réduire les déficits budgétaires et le financement monétaire de ces déficits, faire confiance dans le système financier national.

A la fin des échanges entre l’oratrice et les participants, le doyen de la faculté des sciences économiques et de gestion de l’unikis, le professeur Janvier EGUDRA Nyadri a, au nom du secrétaire général de la recherche, remercié la révérende sœur professeure Brigitte ANIBILONI Sungufue pour sa disponibilité. Mêmes remerciements exprimés par le représentant facultaire des étudiants.

FROK