C’est dans une ambiance d’échanges francs que l’honorable Theoveul Lotika Likwela, député national élu de la ville de Kisangani, a procédé à la restitution des activités parlementaires couvrant trois sessions à l’Assemblée nationale. Un exercice de redevabilité rare, mais salué par tous les participants.

Autour de la table : les hauts cadres de l’administration publique de la province, les chefs de divisions, les recteurs d’universités, les directeurs généraux des instituts supérieurs, les notables locaux et des membres de la société civile. Ensemble, ils ont écouté, évalué et enrichi le compte rendu du parlementaire.
Après avoir rendu hommage au chef de l’État Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO pour des efforts en vue de restaurer la paix dans la partie Est de la RDC, l’élu de la ville de Kisangani a, dans sa présentation, mis en exergue un bilan marqué par des initiatives concrètes : questions orales avec débat, questions écrites, missions parlementaires. Il a souligné que la sécurité, les infrastructures routières, l’accès à l’eau potable et à l’électricité ont constitué les priorités de son action législative.
Mais cette rencontre n’a pas été à sens unique. L’assistance, saisissant l’occasion, a dressé un tableau sans complaisance de l’administration publique dans la Tshopo : 28 divisions provinciales sans bureaux; autrefois des cités, de grandes agglomérations comme Yangambi et Wanierukula, aujourd’hui vidées de leur statut administratif et n’ont plus d’animateurs. Le tableau est sombre : agents non payés ou sans avancement en grade, absence de frais de fonctionnement, et hormis les initiatives locales, les établissements de l’enseignement supérieur dans la province ne bénéficient pas du programme du gouvernement central dans le cadre de la construction ou réhabilitation des infrastructures.

Face à ces cris du cœur, Theoveul Lotika Likwela s’est montré attentif et rassurant. Il a promis que ces griefs alimenteront de prochaines interpellations ciblées de certains membres du gouvernement, afin d’obtenir des réponses concrètes aux attentes des Boyomais.
Au-delà d’un simple rapport, cette restitution qui a eu lieu ce samedi 5 juillet 2025 en la Fourchette Boyomaise sonne comme un acte de présence active et de plaidoyer continu pour une province longtemps marginalisée dans les grandes décisions nationales.
FROK
