RDC : Le conseil national de l’ordre des médecins valide 17 facultés de médecine, les autres sous surveillance

Redaction
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Dans un communiqué officiel rendu public le samedi 16 août 2025, le Conseil National de l’Ordre des Médecins (CNOM) a tranché sur une question qui fait l’objet de débats depuis plusieurs années dans le milieu universitaire et médical : l’accréditation des facultés de médecine de la République Démocratique du Congo.

À l’issue d’un long processus de contrôle de viabilité, initié en 2024 et validé en décembre de la même année, seules les facultés de médecine de 17 Universités de la RDC ont été reconnues conformes aux normes exigées par le CNOM. Conséquence immédiate : les diplômés de ces établissements seront désormais dispensés du Test préalable à l’inscription au Tableau de l’Ordre des Médecins (TOM), obligatoire jusque-là pour tout médecin souhaitant exercer légalement dans le pays.

Parmi les institutions retenues figurent les grandes universités publiques du pays – Université de Kinshasa (UNIKIN), Université de Lubumbashi (UNILU), Université de Kisangani (UNIKIS), ou encore l’Université Officielle de Mbuji-Mayi (UOM) – mais aussi plusieurs établissements privés réputés, tels que l’Université Catholique du Graben (UCG), l’Université Protestante au Congo (UPC), ou l’Université Catholique de Bukavu (UCB).

Liste complète des facultés accréditées :

1. Université de Kinshasa (UNIKIN)
2. Université de Lubumbashi (UNILU)
3. Université Catholique du Graben (UCG)
4. Université de Kisangani (UNIKIS)
5. Université Évangélique d’Afrique (UEA)
6. Université Notre Dame du Kasayi (UKA)
7. Université Catholique de Bukavu (UCB)
8. Université Officielle de Mbuji-Mayi (UOM)
9. Université de Bukavu (UOB)
10. Université de Goma (UNIGOM)
11. Université Libre des Pays des Grands Lacs (ULPGL)
12. Université de Kindu (UNIKI)
13. Université Protestante au Congo (UPC)
14. Université de l’Uélé (UNIUELE)
15. Université de Mbuji-Mayi (UM)
16. Université de Kikwit (UNIKIK)
17. Université Notre Dame de Tshumbe (UNITSHU)

Le CNOM précise toutefois que cette liste « ne concerne que les universités de médecine qui ont atteint le niveau de diplomation en docteur en médecine ». Autrement dit, les institutions n’ayant pas encore produit de diplômés à ce niveau ne sont pas concernées par cette décision.

Cette clarification constitue une étape cruciale dans la lutte contre la prolifération d’écoles médicales ne respectant pas toujours les standards académiques requis. Depuis plusieurs années, la profession médicale congolaise est confrontée à un afflux de diplômés issus d’établissements aux conditions d’enseignement jugées précaires, mettant en péril la qualité des soins prodigués aux populations.

Pour Dr Kapangala Wuma, secrétaire national du CNOM, et Dr Nsadi Fwene, président national de l’Ordre, signataires du communiqué, cette décision vise à « garantir la crédibilité du corps médical congolais et protéger les patients en assurant que seuls les médecins formés selon les normes internationales puissent exercer ».

Si cette annonce est saluée par une partie du corps médical comme un pas vers la rigueur et la qualité, elle risque également de susciter des remous dans certaines universités non reprises sur la liste, dont les étudiants voient désormais leur avenir professionnel compromis.

Pour les familles congolaises, souvent obligées d’investir lourdement pour financer les études médicales de leurs enfants, cette mesure du CNOM apparaît à la fois comme une garantie de qualité et comme un avertissement : seules les institutions accréditées ouvrent réellement la voie à une carrière médicale reconnue.